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À Vancouver, une 30e marche en mémoire des femmes disparues et assassinées

Charlene Brunelle devant d'autres manifestants masqués.

Charlene Brunelle s'essuie les yeux en écoutant les gens parler des proches qu'ils ont perdus avant la marche commémorative, dimanche.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Plus d’une centaine de manifestants se sont rassemblés dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver pour la 30e marche en mémoire des femmes et filles assassinées ou disparues.

La tradition remonte à 1992, lorsque des proches et des sympathisants se sont réunis le 14 février dans le quartier pour commémorer la vie d'une femme tuée sur la rue Powell.

Chaque année depuis, les participants se rassemblent au coin des rues Hastings et Main, où des membres des familles parlent avant de défiler dans les rues.

Cet événement est organisé et dirigé par des femmes du [Downtown Eastside] parce que les femmes, et notamment les femmes autochtones, sont quotidiennement confrontées à la violence physique, mentale, émotionnelle et spirituelle, peut-on lire sur la page Facebook de l'événement.

La Marche commémorative des femmes du 14 février est l'occasion de se réunir pour pleurer la perte de nos sœurs bien-aimées, se souvenir des femmes qui sont toujours portées disparues et se consacrer à la justice.

Cette année, en raison des mesures de sécurité liées à la COVID-19, l'événement a été diffusé en direct sur Facebook et YouTube. Les participants ont été invités à respecter la distanciation physique et à porter des masques.

La pandémie crée des défis supplémentaires

La violence et la COVID-19 ont eu un effet profond sur la santé des femmes du Downtown Eastside au cours de l'année écoulée, selon l'organisatrice Myrna Cranmer. Elle estime que 50 femmes du quartier sont décédées depuis mars 2020 dans des circonstances violentes ou en lien avec la COVID-19.

La police de Vancouver n'est pas en mesure de confirmer le nombre de décès.

Le gouvernement provincial a publié dimanche une déclaration reconnaissant le 30e anniversaire de la marche et soulignant les défis auxquels sont confrontées les femmes autochtones, en particulier pendant la pandémie.

Au cours des trois premiers mois de la pandémie, une femme autochtone sur cinq a déclaré avoir été victime de violence physique ou psychologique, indique le communiqué.

De nombreuses femmes et enfants autochtones courent un plus grand risque de violence lorsqu'ils sont isolés à la maison avec leur agresseur et coupés de leur réseau de soutien et de leurs ressources.

La déclaration reconnaît également comment le rôle du racisme systémique contribue à la violence contre les femmes autochtones.

Afin d'améliorer la sécurité des femmes et des filles autochtones, des personnes bispirituelles et de genre divers de toute la province, nous devons nous attaquer aux inégalités de longue date dans nos systèmes et nos institutions qui les empêchent d'obtenir de l'aide lorsqu'elles sont victimisées à la maison, dans leurs communautés ou au travail.

Avec les informations de La Presse canadienne

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