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Des logements sociaux pour les victimes de violence conjugale bientôt construits en Mauricie?

Une femme est assise sur son lit et se tient la tête.

Radio-Canada a appris que trois projets sont actuellement en attente d’une approbation de Québec.

Photo : Maggie MacPherson

Radio-Canada

Une vingtaine de logements sociaux destinés aux femmes victimes de violence conjugales et leurs enfants pourraient bientôt être construits en Mauricie.

Radio-Canada a appris que trois projets soumis pour Shawinigan et Trois-Rivières sont actuellement en attente d’une approbation par le gouvernement du Québec, qui doit déposer son prochain budget en mars.

Ces appartements seront accessibles, à faible coût, pour les femmes qui n’ont pas d’endroit sécuritaire où vivre à leur sortie d’un centre d’urgence.

Actuellement en Mauricie, il y a deux appartements. C’est à Shawinigan, le pavillon des Demoiselles. Deux appartements pour toute la Mauricie, autant dire qu’il n’y a pas de services, déplore la co-présidente d’Hébergement Femmes Canada, Gaëlle Fedida.

On a en tout 15 projets en attente actuellement en Outaouais, en Mauricie, dans Lanaudière, dans les Laurentides, il y a actuellement des régions sans services. On a pu calculer que ça correspond à 800 000 femmes Québécoises qui n’ont pas accès à des services de deuxième étape lorsqu’elles en ont besoin. C’est colossal, c’est un quart des Québécoises, poursuit-elle.

L’organisme estime que 8 % des femmes reçues en centre d’hébergement de crise sont en grave danger d’homicide si elles retournent s’installer à la maison après avoir demandé de l’aide. Les locataires reçoivent aussi un important soutien psychologique.

En portant plainte à la police contre son conjoint violent, Hélène* a fait un premier pas vers une nouvelle vie plus saine.

Mère de trois enfants qu’elle doit maintenant élever seule, elle accepte aujourd’hui de raconter une partie de son histoire dans l’espoir que le gouvernement finance rapidement la construction de logements sociaux de deuxième étape.

On n’a pas toutes l’entourage, on n’a pas toutes l’opportunité d’avoir les services, d’avoir l’écoute, l’encadrement de l’accompagnement. Il y a le pendant le processus judiciaire c’est très long, délais, attente, anxiété, mais c’est le après aussi, dit-elle.

Malgré un vide de services, certaines demandes de subvention sont en attente d’approbation à Québec depuis plus de deux ans, dit l’Association des maisons d’hébergement de deuxième étape.

Nos deux premières unités, on les a financées avec la communauté. C’est l’organisation du défi des Demois'Ailes, la fondation de la Séjournelle qui nous a permis d’acquérir la première maison. La deuxième maison, on fonctionne aussi comme ça. Pourquoi on n’a pas fait affaire avec ces programmes-là? C’est que les délais sont immenses, explique Denise Tremblay, directrice générale de la Maison la Séjournelle.

Mais il y a de l’espoir. Le ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social annonçait en septembre dernier des investissements d’un milliard de dollars pour construire des logements sociaux partout au pays.

* nom fictif

D'après le reportage de Jonathan Roberge

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