•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pénurie de pharmaciens dans les établissements du CIUSSS MCQ

L'AQPP affirme que 1000 emplois en pharmacie et 3500 heures d’ouverture ont ainsi été perdus à travers la province.

Un total de 18 postes de pharmacien sur 92 étaient non pourvus au CIUSSS MCQ.

Photo : iStock

L’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) tire la sonnette d’alarme. Selon sa dernière enquête annuelle, les installations du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) sont aux prises avec une importante pénurie de ces professionnels.

Au 1er avril 2020, 18 postes de pharmacien en équivalent temps complet étaient non pourvus sur un total de 92 postes au CIUSSS MCQ, soit un sur cinq. Il s’agit de la même proportion de postes non pourvus qu’à la grandeur du Québec.

L’enquête se base sur des données fournies par 37 des 40 départements de pharmacie des établissements de santé du Québec entre le 1er avril 2019 et le 31 mars 2020.

Nous sommes arrivés à un point où la pénurie nuit à la couverture de soins pharmaceutiques offerte aux patients hospitalisés, ambulatoires et hébergés en CHSLD, affirme le président de l’APES, François Paradis.

Or, dans un contexte de vieillissement de la population et d’explosion des problèmes de santé aigus et chroniques, un établissement de santé doit pouvoir compter sur un nombre suffisant de pharmaciens.

Une citation de :François Paradis, président de l'APES

Selon le syndicat, la pandémie a possiblement exacerbé la situation. Il réclame une réponse rapide du gouvernement Legault pour éviter des conséquences trop importantes sur les soins et services à la population.

Attirer la main-d’œuvre

L’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec estime que la fiabilité de la rémunération permettrait de stimuler l’attrait pour la profession. Des mesures temporaires représentent jusqu’à la moitié de la rémunération des pharmaciens d’établissements en ce moment.

Voilà plus de 10 ans que ces mesures ont été mises en place. Elles n’ont plus de temporaires que le nom, affirme la directrice générale du syndicat, Linda Vaillant.

Le contrat de travail des membres de l’APES est échu depuis le 31 mars 2020. Les pharmaciens d’établissements souhaitent profiter des négociations avec le gouvernement du Québec pour pérenniser ces mesures.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !