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Des chemins abimés par l'industrie forestière, mais réparés avec l'argent des contribuables

Cordes de bois sur un chemin forestier

Cordes de bois sur un chemin forestier

Photo : Radio-Canada

Les chemins à double vocation continuent d’être un irritant important dans certaines municipalités de la région. Ces chemins qui sont réparés et entretenus par les municipalités sont parfois abimés par l’industrie forestière. Le montant versé par Québec à titre de compensation serait bien insuffisant selon certains élus.

Les routes que l’on appelle des chemins à double vocation demeurent un enjeu important dans plusieurs MRC.

Ces routes appartiennent aux municipalités, mais elles sont souvent utilisées par l’industrie forestière.

Le gouvernement offre une compensation pour les endroits ou plus de 250 véhicules lourds y circulent chaque année.

C’est nettement insuffisant encore une fois, c’est certain qu’il y aura des représentations [à faire] à ce sujet là, affirme la mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire.

Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda, dans les studios d'ICI Abitibi-Témiscamingue.

Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Angie Landry

À Rouyn-Noranda, il y aurait de nombreux chemins à double vocation selon la mairesse. On parle donc de montants tout de même importants.

En plus, plusieurs ponts sont réduits en charge, donc un camion lourd ne peut pas passer dessus et il fait des détours par une route rurale et on n’a pas d'indemnité pour ça non plus, dit-elle. Vous comprendrez que c’est un gros dossier, mais on ne lâchera pas, car il y a une iniquité évidente, ajoute la mairesse qui croit que le gouvernement doit les compenser davantage.

Sébastien D'Astous accorde une entrevue au centre-ville d'Amos, l'hiver.

Le maire d'Amos, Sébastien D'Astous

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La MRC Abitibi vit exactement la même problématique. Selon le préfet Sébastien D’Astous, il existe des solutions simples.

On a un petit peu la même situation avec nos gravières et sablières. Les gens qui vont prélever du gravier vont payer une redevance pour le gravier, mais une redevance aussi prélevée pour les chemins municipaux affectés. C’est un peu notre revendication qu’on fait, il faudrait que les entrepreneurs forestiers puissent aussi avoir une redevance qui va directement aux municipalités pour améliorer la chaussée qui est affectée par ces grands transporteurs, estime pour sa part Sébastien D’Astous.

Diane Dallaire et Sébastien D’Astous estiment aussi qu’il est difficile de faire une reddition de compte au gouvernement. Faire la démonstration que les dommages d'une rue ont bien été causés par des véhicules lourds n'est pas un processus évident.

Au Témiscamingue, la préfète Claire Bolduc nous a fait savoir qu'il ne s'agit pas d'un enjeu très important sur le territoire de la MRC.

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