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La superficie infestée par la tordeuse des bourgeons de l’épinette a doublé en Abitibi-Témiscamingue

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Quelques arbres épargnés et verts au milieu de plusieurs malades et frappés par la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

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La tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) gagne du terrain en Abitibi-Témiscamingue.

En une année, les superficies défoliées par cet insecte ont doublé dans la région, passant de 1 240 000 ha en 2019 à plus de 2 551 000 ha en 2020.

Près de 20 % de cette superficie présentent une défoliation grave avec perte de feuillage de la majorité des arbres.

C'est un petit peu une surprise parce que ça n'avait pas monté très rapidement dans le secteur avant l'an dernier, mais c'est ce qu'on voit maintenant, précise Pierre Therrien, entomologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Le Témiscamingue est la région la plus touchée, mais le nord de Val-d'Or est aussi concerné par ce fléau avec une extension vers l'est au-delà du Reservoir Dozois.

Au ministère des Forêts, on se dit surpris par cette extension soudaine, mais pas nécessairement inquiet.

« Il faut tout simplement vivre avec et réduire les impacts négatifs. Je ne dirais pas nécessairement inquiétante c'est préoccupant dans le sens ou oui la tordeuse y est présente et il faut en prendre compte dans la gestion des peuplements. »

— Une citation de  Pierre Therrien entomologiste
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La superficie infestée par la tordeuse des bourgeons de l’épinette en Abitibi-Témiscamingue a doublé en 2020.

Photo : Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec

Le ministère des Forêts ne prévoit pas effectuer d'arrosages pour contrer l'insecte cette année.

Les coupes forestières ne seraient pas non plus la solution puisque la tordeuse fait partie de l'écosystème, précise Pierre Therrien.

On ne peut pas réduire l'extension de la tordeuse. Il faut bien comprendre, on fait de la gestion de peuplements pour éviter la perte de matière ligneuse, dit-il. La tordeuse de bourgeon d'épinette fait partie de l'écosystème de la forêt depuis des milliers d'années, et on ne peut pas penser qu'on peut infléchir le cours de l'épidémie en faisant des arrosages ou de la gestion des peuplements.

Et pour la première fois, l'insecte fait son entrée dans la région du Nord-du-Québec.

À l’échelle de la province, les superficies défoliées par l’insecte touchent près de 13 500 000 ha comparativement à n peu plus de 9 600 000 ha en 2019.

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