•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le vortex polaire ne fait pas le poids face à une maison carboneutre de l’Alberta

Une maison carboneutre.

La maison de Darryl Zubot, dans le comté de Leduc, est conçue pour produire autant d'énergie qu'elle en consomme.

Photo : Darryl Zubot

Radio-Canada

Le vortex polaire qui a frappé l’Alberta, cette semaine, apportant des températures extrêmement froides, n’a pas fait le poids face à la maison carboneutre de Darryl Zubot. L’homme du comté de Leduc est resté confortablement au chaud à l’intérieur de sa maison sans avoir eu besoin de la chauffer.

Darryl Zubot et sa famille vivent dans une maison qui a été conçue pour être autosuffisante.

Une fois que ses panneaux solaires seront installés, au printemps, la maison produira autant d’énergie qu’elle en consomme grâce à une série de matériaux et d'accessoires comme des fenêtres à triple vitrage, une isolation supplémentaire, des appareils à meilleur rendement énergétique et une pompe géothermique qui diminue sa consommation d’énergie.

Chaque année, la quantité d'énergie produite et consommée par la maison devrait s'annuler.

Transition lente

Darryl Zubot vivait dans une maison froide et mal isolée. Lorsque sa famille a cherché à construire une nouvelle maison dans le comté de Leduc, au sud d'Edmonton, il s'est intéressé à l'efficacité énergétique et à l'idée de construire de quelque chose de plus écologique.

Je suis assez attentif au changement climatique, et je pense vraiment que nous devons faire notre part pour réduire notre consommation de pétrole, dit-il.

Je sais que cela ne changera pas du jour au lendemain et que nous avons encore besoin de pétrole, mais on voit assurément une transition lente.

Une citation de :Darryl Zubot

Cette maison témoigne de la façon dont il est possible d'être complètement autonome à notre époque sans dépendre du pétrole et du gaz, déclare-t-il.

Une maison carboneutre.

La maison de Darryl Zubot est dotée d'une multitude de matériaux et d'accessoires, comme des fenêtres massives à triple vitrage, une isolation supplémentaire, des appareils à meilleur rendement énergétique et une pompe à chaleur qui diminue sa consommation d’énergie.

Photo : Darryl Zubot

Sa femme et lui ont dessiné le design de leur maison et ont fait affaire avec l'entreprise De Waal Developments, à Edmonton.

Comme de nombreuses maisons carboneutres, la maison de Darryl Zubot est connectée au réseau électrique ordinaire, ce qui lui permet de vendre l'excédent d'électricité par l'intermédiaire de l'Alberta Co-operative Energy, ou d'en acheter lorsqu'il en a besoin.

Une fois qu'un système d'énergie solaire de 15 kilowatts sera installé sur le toit de leur maison, plus tard cette année, M. Zubot et sa famille pourront produire leur propre électricité.

Selon lui, les journées ensoleillées, malgré le froid, ont beaucoup contribué à garder la famille au chaud.

Quatre fenêtres de deux mètres sur trois mètres à trois épaisseurs orientées vers le sud fournissent environ 30 à 35 % de la chaleur de la maison.

Le reste est généré par la pompe géothermique, une caractéristique que l'on trouve dans de nombreuses maisons carboneutres en remplacement de la traditionnelle chaudière au gaz naturel ou au mazout.

Le résultat, c'est que pendant qu'il faisait moins -30 oC à l'extérieur, cette semaine, il faisait 23 oC dans sa maison.

Maisons plus coûteuses

L'un des obstacles à la conception et à la construction de maisons carboneutres est leur coût.

Darryl Zubot indique que la construction de sa maison lui a coûté 40 000 $ de plus qu'une maison ordinaire. Il croit toutefois que c'est un investissement qui se paiera de lui-même à long terme.

Nous prévoyons d'être ici longtemps. Ce n'est certainement pas un investissement à court terme, mais à long terme, c'est assurément rentable.

Une citation de :Darryl Zubot

Les maisons carboneutres sont de plus en plus familières aux Canadiens.

Le copropriétaire d'Effet Home Builders à Edmonton, Dalet Rott, s'attend à des changements aux codes du bâtiment du Canada qui conduiront à l'accroissement de leur popularité au cours de la prochaine décennie.

Il n'est pas facile de chiffrer les économies d'une maison carboneutre en ce qui a trait à l'impact sur les factures de services publics, indique-t-il. Il croit cependant que l'école de pensée actuelle est qu'il faudrait environ 20 ans pour que les propriétaires de ce genre de maison récupèrent leur investissement.

Cela dit, les gens qui commencent à se renseigner sur ce genre de maison sont généralement motivés par l'impact environnemental et le désir de consommer moins d'énergie.

Ils sont conscients du changement climatique et ils ont une raison idéologique pour construire une maison carboneutre, dit-il.

Les gens ne sont pas motivés par les économies de coûts sur les services publics. Nous n'entendons pas encore cela comme argument [lorsque vient le temps de choisir une maison carboneutre].

Une citation de :Dalet Rott, copropriétaire, Effet Home Builders

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !