•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des résidents d’une maison de retraite auraient été enfermés dans leur chambre

La façade et l'enseigne d'un immeuble

White Cliffe Terrace se trouve à Courtice, en Ontario.

Photo : CBC News

Radio-Canada

La police affirme avoir ouvert une enquête en raison d’allégations récentes selon lesquelles des résidents d’une maison de retraite en Ontario qui avaient contracté la COVID-19 ont été enfermés dans leur chambre. Les poignées de porte ont été retirées des portes closes.

La compagnie qui gère la maison de retraite a avoué, vendredi, qu’un petit nombre de poignées de porte ont été retirées des portes de certains résidents qui avaient contracté la maladie.

Les événements ont été d’abord rapportés par CityNews. Ils se seraient déroulés dans la section aide à la vie de la maison de retraite White Cliffe Terrace, à Courtice, en Ontario. Celle-ci est propriété de la compagnie Verve Senior Living.

Le moment exact où les événements se sont déroulés n’est pas précisé ni par les policiers ni par la compagnie, mais une éclosion de COVID-19 a été déclarée à la White Cliffe Terrace le 15 janvier. L’éclosion a été déclarée terminée le 4 février par le bureau de santé local.

C'était une violation de nos protocoles et pratiques. Dès que nous avons eu connaissance de l'incident, toutes les poignées de porte des résidents ont été immédiatement réinstallées, a déclaré David Bird, président et directeur général de Verve Senior Living, dans un communiqué.

M. Bird a déclaré que le directeur général du foyer a été immédiatement mis en congé dès que l'entreprise a eu connaissance de l'incident. 

Il n'y a absolument aucune excuse pour enlever les poignées de porte [...]. Nous n'enfermons jamais nos résidents ou n'empêcherons leur libre circulation, a déclaré M. Bird. 

Samedi, George Tudos, porte-parole de la police régionale de Durham, a déclaré que la police avait été mise au courant de la situation à la maison de retraite White Cliffe Terrace vendredi après-midi. La maison de retraite se trouve à environ 60 kilomètres à l'est de Toronto.

La police a refusé de dire quelle était la raison de l’ouverture de l’enquête.

M. Bird, pour sa part, a ajouté que d’autres mesures pouvaient être prises si un résident, par exemple, souffre de troubles cognitifs et ne comprend pas entièrement les mesures mises en place pour aider à combattre la propagation de la maladie. M. Bird cite, dans son communiqué, des options telles des bandes de déambulation, des alarmes de sécurité localisées et des panneaux d'arrêt. Ces mesures permettraient d'arrêter un résident errant, selon lui.

Dans une déclaration à CBC Toronto, un porte-parole du ministère des Soins de longue durée de l’Ontario a affirmé que ce genre d'action est complètement inacceptable et ne sera pas toléré.

Nous avons contacté l'autorité de régulation des maisons de retraite (RHRA) pour nous assurer qu'une enquête approfondie est menée, a déclaré le porte-parole. 

Le maire de Clarington, Adrian Foster, a déclaré qu'il avait des amis dont des membres de la famille vivent dans l'immeuble et qu'il était troublé d'apprendre que des résidents avaient été enfermés. Clarington est composé de quatre centres urbains, dont Courtice.

La libre circulation des résidents est probablement la plus fondamentale des préoccupations, a déclaré M. Foster en entrevue. Il a ajouté que des enquêtes avaient été ouvertes par les pompiers et le bureau de santé publique locaux.

Avec les informations de CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !