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Protection de l'enfance : le plan de la Première Nation de Muskeg Lake avance

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La communauté autochtone de Muskeg Lake travaille avec le gouvernement de la Saskatchewan pour assurer la transition vers un système de protection de l'enfance autonome.

Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

Radio-Canada

Le chef de la Première Nation crie de Muskeg Lake, à environ 95 kilomètres au nord de Saskatoon, Kelly Wolfe, indique que le processus devant permettre à sa communauté d’instaurer son propre système de protection de l’enfance est sur la bonne voie.

L'été dernier, la Première Nation a fait part au gouvernement fédéral de son intention de prendre le contrôle de ses propres services à l'enfance et à la famille.

Jeudi, le chef Kelly Wolfe a déclaré qu'un projet de loi avait été élaboré, qui établit le mandat d'un conseil de parenté, composé de chefs de famille qui informeront la communauté dans l'élaboration de son nouveau service.

Nous devons aller de l'avant et transformer nos lois, nos valeurs et nos pratiques en une nouvelle forme de droit qui soutiendra les familles de la Première Nation crie de Muskeg Lake, ajoute-t-il.

La démarche de Muskeg Lake fait suite à l'adoption en 2019 du projet de loi C-92 du gouvernement fédéral, officiellement connu sous le nom de Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis

Cette loi vise à réduire le nombre de jeunes pris en charge et permet aux communautés des Premières Nations de créer leur propre système de protection de l'enfance pour ramener et garder leurs jeunes à la maison.

Selon M. Wolfe, les habitants de Muskeg Lake estiment qu'aucun enfant de la communauté ne devrait être placé en famille d'accueil en Saskatchewan ou ailleurs au Canada.

Des actions envisagées

Selon le chef Wolfe, la Première Nation s'efforcera de créer des programmes basés sur les coutumes et traditions cries, et insistera sur les valeurs de parenté et une bonne éducation des enfants.

Ces valeurs permettront de s'assurer que nos enfants sont pris en charge d'une manière culturellement appropriée, soutient M. Wolfe.

La communauté dit travailler à identifier les pistes d'actions pouvant lui permettre d’exercer sa pleine compétence sur les services à l'enfance et à la famille.

La directrice générale des services autochtones du gouvernement de la Saskatchewan au sein du ministère des Services sociaux, Janice Colquhoun, soutient les efforts de Muskeg Lake.

Nous respectons l’esprit de la législation dans son ensemble selon lequel les enfants et les familles autochtones sont soutenus par leurs communautés et dans le cadre de leurs propres coutumes et traditions culturelles, explique Mme Colquhoun.

L'objectif de la province, dit-elle, est de travailler en collaboration avec la Première Nation pour soutenir une transition de services en toute sécurité.

L’aînée et matriarche de Muskeg Lake, Nora Ledoux, se réjouit du plan en préparation

Il est temps que quelque chose soit fait pour les enfants qui ont été arrachés à leurs familles et à leurs communautés, indique-t-elle dans un communiqué.

Le fédéral dans le coup

Dans un communiqué de presse publié en début de semaine, le ministre fédéral des services autochtones, Marc Miller déclare que le gouvernement soutient l'approche de Muskeg Lake et qu'il attendait avec impatience la prochaine étape, à savoir l’établissement d'un accord entre la Première Nation et le gouvernement de la Saskatchewan.

Les peuples autochtones ont un droit inhérent à l'autodétermination pour décider eux-mêmes des politiques et des programmes qui protégeront au mieux les enfants vulnérables de leurs communautés, a déclaré Marc Miller.

Cette approche dirigée par les autochtones améliorera la santé et le bien-être des enfants et des jeunes de la Première Nationcrie de Muskeg Lake.

En décembre dernier, le gouvernement fédéral a informé que 26 organes directeurs autochtones - représentant un total de 64 groupes ou communautés au Canada - avaient soumis un avis pour exercer leur compétence en matière de services à l'enfance et à la famille.

Avec les informations de Bryan Eneas

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