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Le grand retour de Star académie

Dix personnes prennent la pose sur fond bleu.

Lara Fabian, directrice de l'académie, entourée de Mika, directeur artistique, et des six professeurs et professeures de la sixième saison.

Photo : Page Facebook de Star Académie

Radio-Canada

Près de neuf ans après la diffusion de la cinquième saison de Star académie, la populaire téléréalité s’apprête à faire un retour en grande pompe dimanche soir avec un spectacle de variétés de deux heures animé par l’auteur-compositeur-interprète Patrice Michaud.

Cette soirée musicale, diffusée en direct sur les ondes de TVA à partir de 19 h, regroupera la directrice de l’académie, Lara Fabian, son directeur artistique, Mika, et son équipe de professeurs et de professeures : Gregory Charles, Ariane Moffatt, Xavier Dolan, Anne Dorval, Yannick Nézet-Séguin et Marc Séguin.

Du côté des prestations, une belle brochette d’artistes est attendue, notamment Corneille, Louis-Jean Cormier, FouKi, Les sœurs Boulay et Alaclair Ensemble. On pourra également faire connaissance avec les 21 candidats et candidates de la sixième cuvée de Star académie.

Au fil de la soirée, 12 artistes obtiendront d’emblée un laissez-passer pour l’académie, alors que les neuf autres devront se battre pour les trois places restantes en interprétant une chanson de leur choix. En fin de compte, 15 candidats et candidates entreront dans l’aventure.

Le producteur exécutif de l’émission, Jean-Philippe Dion, a donné plus de détails sur cet événement et sur la nouvelle mouture de Star académie à Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18.

Faire découvrir la chanson québécoise aux jeunes

Jean-Philippe Dion avait déjà travaillé sur plusieurs des précédentes saisons de Star académie, mais l’industrie de la musique a beaucoup changé depuis la dernière, en 2012.

« J’ai fait tous les postes possibles et imaginables sur cette émission. Pour la première fois, mes réflexes ne me servaient pas. Des artistes sont très populaires sur les plateformes d’écoute en ligne, mais mes parents n’en ont jamais entendu parler de leur vie. En même temps, on veut aussi faire plaisir à nos parents avec Star académie. Donc, les jeunes vont peut-être découvrir des monuments de la chanson québécoise », pense-t-il.

Un autre défi pour le producteur que Jean-Philippe Dion est devenu, c’est de donner aux 15 jeunes qui entreront à l’académie l’occasion de chanter en français. C’est même un devoir qu’on leur donne cette envie, car pour le moment, leurs références sont 100 % anglophones, avoue-t-il.

D’ailleurs, c’est pour cette raison que chacune des émissions du dimanche soir va s'ouvrir avec une chanson de la nation. Une chanson de notre fondement musical, que ce soit Offenbach, Céline Dion, Isabelle Boulay ou Ginette Reno, poursuit Jean-Philippe Dion.

On va vraiment aller dans notre répertoire, ce qui a forgé notre culture musicale québécoise. On espère que les jeunes vont s’approprier ces chansons et avoir envie de les interpréter.

Un changement de perception

L’émission de téléréalité s’est aussi offert une nouvelle crédibilité depuis la première saison, en 2003, et le milieu artistique ne regarde plus Star académie de haut.

La preuve, c’est la présence de Marc Séguin, de Xavier Dolan, d’Anne Dorval et de Yannick Nézet-Séguin, un grand chef d’orchestre de renommée internationale qui accepte de venir dans une émission dite populaire, soutient Jean-Philippe Dion.

Ce dernier pense que Star académie fait maintenant partie de notre culture et de notre patrimoine télévisuel.

« Tout le monde connaît l’émission et a des souvenirs qui y sont rattachés. Si on était jeunes à l’époque, on a grandi avec Star académie. Les gens comprennent aussi qu’en ce moment, on a besoin d’un grand plateau comme ça pour remettre notre chanson à la télé. »

Pas de Zoom ou de virtuel

Le producteur voulait également apporter un vent de fraîcheur à l’émission en se détachant des prestations virtuelles qui ont envahi nos écrans depuis la fermeture des salles de spectacle.

Ça va faire du bien de voir du beau dans notre télé après toutes ces émissions tournées en Zoom et en numérique. On a investi énormément en scénographie et [en éclairage], car on ne voulait pas de Zoom et de virtuel, précise-t-il.

La santé publique au cœur des préoccupations

Toutefois, la pandémie ne peut être oubliée, surtout en ce qui concerne les mesures prises en regard de la santé publique. Les musiciens sont toujours en arrière-scène, derrière les chanteurs. Et comme on n’aura pas de public cette saison, on a transformé le décor pour qu’il soit en 360.

De plus, les académiciennes et académiciens sortent d’une période de quarantaine, ce qui leur permettra d’être ensemble sans porter de masque toute la journée.

Ils sont dans une bulle, et personne ne pourra s'en approcher. Les professeurs, les invités et les membres de l’équipe technique doivent rester à deux mètres, explique Jean-Philippe Dion.

Il ajoute que si jamais l’une des personnes participantes est infectée, cela entraînera l’arrêt de la production. Un plan a été fait, et je pense qu’il est efficace, mais on n’espère que ça n’arrivera pas.

Une cuvée d’artistes diversifiée

Consciente de son époque, l’équipe de production de Star académie 2021 fera également une plus grande place à la diversité. Elle voulait que les académiciennes et académiciens soient issus de toutes les communautés, et Jean-Philippe Dion avoue que ça n’a pas été un problème.

Quand les auditions ont commencé, on s’est aperçus que cette diversité était bien présente sous nos yeux. Vous allez voir une cohorte qui ne ressemble en rien à celles des saisons précédentes. Il y a vraiment une cassure et une espèce de modernisme qu’on sera fier de voir à la télé chaque dimanche soir.

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