•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Éclosion à Landrienne : la santé publique peut-elle exiger un test de dépistage pour tous les élèves?

Des voitures sont stationnées devant l'établissement scolaire en hiver.

L'école Notre-Dame-de-Fatima à Landrienne, dans la MRC d'Abitibi.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Une importante éclosion de COVID-19 est en cours dans la petite municipalité de Landrienne. Alors que la Santé publique a fait savoir que tous les élèves seraient testés, un père de famille refuse de faire tester son fils.

L'école Notre-Dame de Fatima de Landrienne vit la plus importante éclosion de COVID-19 dans une école de la région depuis le début de la pandémie.

Au moins 13 élèves ont obtenu un résultat positif dans les derniers jours et d'autres pourraient s'ajouter puisque la Santé publique souhaite tester tous les élèves et les membres du personnel afin de contrôler la transmission.

Un père de famille a toutefois décidé de ne pas faire tester son fils. Il est hors de question qu'il se fasse dépister, je ne vois pas l'intérêt de lui faire subir ça, c'est ridicule, il est hors de question de le faire tester pour une grippe qu'il n'a pas, ni lui ni moi n'avons quoi que ce soit, affirme l'homme qui a requis l'anonymat pour éviter que sa famille soit stigmatisée.

Le père de famille assure qu'il a le droit de refuser, mais précise que lui et son fils vont respecter le confinement.

La Santé publique pourrait-elle obliger une personne à se faire tester? Sur le site internet du gouvernement, on peut y lire que le test de dépistage de la COVID-19 n’est pas obligatoire. Chaque personne à qui il est offert décide si elle accepte de le passer ou non.

Le Centre de services scolaire Harricana nous a confirmé par courriel que le test de dépistage est fait de façon volontaire à Landrienne.

La loi sur la santé publique stipule toutefois que le Directeur de la santé publique peut exiger d'une personne qu'elle subisse un examen médical ou qu'elle lui fournisse un échantillon de son sang ou d'une autre substance corporelle, s'il a des motifs sérieux de croire que cette personne est infectée par un agent biologique transmissible dans le cadre d'une enquête épidémiologique.

Le maire de Landrienne, Guy Baril, invite pour sa part les gens à se faire tester.

On veut bien respecter la décision des parents, c'est à eux de décider pour leur enfant, mais nous on veut les encourager à se faire tester parce que ce qui est important c'est de bien circonscrire l'éclosion que la santé publique ait les données nécessaires pour éviter que l'éclosion à l'école devienne quelque chose de très communautaire, dit-il.

Selon nos informations, pratiquement tous les élèves de l'école ont déjà passé le test de la COVID-19 et la plupart des parents d'enfants l'ont aussi fait.

Les gens qui pensent avoir été en contact ou présument avoir été en contact se sont présentés pour passer le test, de façon générale je pense que les gens ont bien compris aussi le message de faire attention et de respecter les consignes demandées par la Santé publique, ajoute le maire Guy Baril.

Vendredi, la présidente-directrice générale du CISSS-AT, Caroline Roy, était d'ailleurs sûre d'obtenir la collaboration de la population de Landrienne.

On est toujours arrivé à avoir une situation relativement sous contrôle dans la région grâce à la collaboration de la population et j'ai bien confiance que c'est ce qui va se produire encore cette fois-ci, a affirmé Caroline Roy.

La Santé publique régionale n'était pas disponible pour répondre à nos questions samedi. Le Centre de services scolaire Harricanna nous a fait savoir que le président, Yannick Roy, réagira à la situation qui prévaut dans l'établissement scolaire à 7 h 45 lundi à l'émission Des matins en or sur les ondes de Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !