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Phoenix, un premier album libérateur pour Charlotte Cardin

Charlotte Cardin devant un mur blanc.

Après 2 ans de labeur, la jeune chanteuse s'apprête à lancer «Phoenix», son premier album complet.

Photo : Page Facebook de Charlotte Cardin

Radio-Canada

Après deux microalbums – Big Boy (2016) et Main Girl (2017) – qui l’ont fait voyager aux quatre coins du monde, Charlotte Cardin est fin prête à dévoiler son premier album, Phoenix, qui sera lancé le 9 avril prochain. La création de l’opus a été longue et ardue, mais la chanteuse affirme avoir vécu une profonde transformation, se rapprochant de sa véritable nature et se libérant du regard des autres.

Au micro de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18, on a pu entendre une Charlotte Cardin plus vulnérable qu’à l’habitude, mais qui semblait aussi habitée d’une sagesse nouvelle. Elle l’avoue d’ailleurs d’emblée : Phoenix est pour elle l’album des remises en question et des réalisations sur sa personne.

Aller dans l’excès pour se sentir vivante

Depuis quelques années, la coqueluche de la pop québécoise sentait que ce qu’elle vivait était de moins en moins ancré dans le réel et avait envie de laisser libre cours à ses pulsions intérieures, même les plus malsaines.

Des fois on a juste besoin de saisir le moment présent, de vivre des émotions fortes, quitte à ce qu’elles nous détruisent, parce qu’on préfère choisir ça plutôt qu’un genre d’engourdissement qui est stable, explique-t-elle à propos du thème de Meaningless, troisième simple à être lancé en vue de l’album après Daddy et Passive Aggressive.

La jeune femme de 26 ans avait envie de choisir la pure expérience plutôt que quelque chose qui est rationnel, bon pour nous, et qu’on fait pour plaire aux autres.

Meaningless, coécrite comme la majorité de l’album avec son bon ami Jason Brando, est une chanson à propos des excès qu’on pousse parfois pour vérifier si on est encore vivant, dans un monde où tout est superflu et rien n’a vraiment de sens.

C’est un thème qui s’applique à des relations amoureuses, mais aussi à toutes sortes de relations fortes, que ce soit les dépendances ou les relations familiales.

Comprendre les raisons derrière la dépression

Dans un élan de candeur inattendu, Charlotte Cardin a également parlé d’un passage peu connu de sa jeunesse, qu’elle traîne toujours avec elle.

C’est quelque chose que peu de gens savent, mais quand j’étais très jeune, j’ai fait une dépression. J’ai vraiment vécu des moments super sombres. Et je n’ai jamais vraiment pris le temps de regarder en arrière et de comprendre pourquoi, explique-t-elle.

Sans aller dans les détails de l’épisode en question, la chanteuse explique que les angoisses de cette époque sont revenues la hanter dans les dernières années.

J’ai vraiment réalisé que toute ma vie, j’ai eu des moments où je me sentais très vide. Je ne savais pas vraiment pourquoi et c’est quelque chose que je découvre encore.

Mort et résurrection du phénix

Cette résurrection s’est aussi accompagnée d’une colère de ne pas avoir réalisé ces choses-là avant.

C’est un peu ça que représente le phénix, cette dualité entre la croissance personnelle – et donc la renaissance du phénix – et cette honte, ces regrets de ne pas avoir su ces choses-là avant et de sentir qu’on veut plaire aux gens sans trop savoir pourquoi, ce qui représente un peu plus le côté de la mort du phénix.

Le public peut donc s’attendre à découvrir sur Phoenix une nouvelle Charlotte Cardin, une artiste qui assume ses contradictions et qui ne cherche plus à plaire à tout prix.

Je suis rendue à un âge où, en vérité, il y a vraiment une partie de moi qui est rendue à s’en câlisser de ce que les gens pensent.

Charlotte Cardin

Cet album a vraiment été fait sans compromis et c’est pour [cette raison] que ça a pris autant de temps de le faire et que j’en suis aussi fière, affirme-t-elle.

Disponible à partir du 9 avril 2021, Phoenix a été coécrit et produit avec Jason Brando et Marc-André Gilbert. Le vidéoclip de Meaningless est signé Norman Wong et est produit par Colossale.

Avec les informations de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle au 15-18.

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