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Des élus continuent de réclamer des sessions virtuelles au Nouveau-Brunswick

Édifice de l'Assemblée législative en hiver et l'enseigne devant l'édifice qui souhaite la bienvenue aux visiteurs.

L'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, le 4 février 2021 à Fredericton.

Photo : La Presse canadienne / Stephen MacGillivray

Radio-Canada

L'opposition officielle à Fredericton a demandé au gouvernement de permettre aux députés de participer virtuellement aux travaux de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. À cause des éclosions de COVID-19, trois élus libéraux de la région d'Edmundston n'ont pas pu, récemment, être présents en personne.

Au Nouveau-Brunswick, la région du Nord-Ouest a connu un nombre élevé d'infections et se trouve au niveau d'alerte pandémique rouge, qui correspond à un confinement partiel.

Les députés libéraux Chuck Chiasson et Jean-Claude D'Amours ont décidé de ne pas se rendre à Fredericton pour éviter une propagation potentielle, tandis que Francine Landry vit un deuil à la suite de la mort récente, liée à la COVID-19, de son père.

Le chef libéral par intérim, Roger Melanson, a dit croire que la plupart des membres souhaitaient pouvoir participer virtuellement si la COVID-19 les empêchait de se rendre dans la capitale.

Roger Melanson porte un masque et participe à une mêlée de presse.

Roger Melanson, chef de l’opposition officielle à Fredericton et chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, le 20 novembre 2020.

Photo : Radio-Canada

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, a souligné que le gouvernement progressiste-conservateur du premier ministre Blaine Higgs n'a tenu que 18 séances régulières à l'Assemblée législative depuis la proclamation de l'état d'urgence il y a 11 mois.

Il a déclaré que des changements auraient déjà dû être apportés pour permettre aux membres de participer virtuellement.

Cette motion aurait dû être ramenée en décembre lorsque les quatre chefs ont estimé publiquement que c'est ainsi que nous devrions procéder face à l'état d'urgence et à l'état de la pandémie et à la fermeture des zones, a déclaré David Coon.

Dominic Cardy farouchement opposé

Le ministre de l'Éducation, Dominic Cardy, a cependant exprimé à plusieurs reprises son opposition à la participation virtuelle, affirmant que les débats devaient se dérouler en personne à l'Assemblée législative.

M. Cardy a déclaré qu'il n'appuierait jamais une telle décision.

Invoquant des centaines d'années d'histoire , Dominic Cardy a affirmé que d'être face à face dans l'arène politique est une tradition du meilleur système de gouvernance jamais développé par l'être humain.

Dominic Cardy, candidat progressiste-conservateur dans Fredericton-Ouest-Hanwell, et ministre sortant de l'Éducation.

Dominic Cardy en septembre 2020.

Photo : Radio-Canada

Le premier ministre Blaine Higgs a déclaré que la technologie des sessions virtuelles était en place et que les discussions sur son utilisation se poursuivraient jusqu'au 16 mars, date à laquelle les députés doivent revenir à l'Assemblée législative pour le budget provincial.

La question se résume au processus fondamental dans lequel nous avons les procédures législatives et au débat sur la nécessité d'un consentement unanime pour le faire, a affirmé le premier ministre.

« Nous faisons cela depuis plus de 100 ans »

Le chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, a déclaré pour sa part que la participation virtuelle ne devrait être autorisée que dans des circonstances extrêmes.

Le chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, le 13 août 2020.

Le chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, le 13 août 2020.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Je ne suis pas complètement opposé à cela, mais je pense que ce devrait être des mesures extrêmes comme lorsque vous êtes diagnostiqué pour la COVID, vous vous isolez volontairement à cause de la COVID, ou quelque chose à cet égard, a-t-il affirmé vendredi.

M. Austin a déclaré qu'il était important de maintenir la tradition des élus qui se rendent à l'Assemblée législative pour mener les affaires du gouvernement en personne.

Nous faisons cela depuis plus de 100 ans, a-t-il affirmé. Je ne vois aucune raison pour laquelle cette pandémie devrait arrêter cela.

D'après La Presse canadienne et avec des renseignements de Jacques Poitras, de CBC

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