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Un Nouvel An lunaire difficile pour le quartier chinois de Vancouver

Dans la boutique, deux clientes avec des bouquets d'arrangements floraux dans les mains.

Pour une rare fois depuis le début de la pandémie, la fleuriste Helen Chu voit défiler les clients dans sa boutique, située dans le quartier chinois de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Sophie Chevance

Cette année, le Nouvel An lunaire ne donne lieu à aucune grande célébration, comme il est habituellement de coutume dans le quartier chinois de Vancouver. Les rues sont vides, mais les maisons elles, se remplissent de fleurs pour fêter la nouvelle année.

Sur la rue Pender, véritable artère du quartier chinois, les magasins fermés s’alignent.

Trottoir désert du quartier chinois, avec de nombreux commerces verrouillés.

De nombreux commerces du quartier chinois de Vancouver sont fermés en raison de la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Christophe Barachet

En remontant la rue Keefer, au gré de quelques passants masqués, une dame sort d’un commerce, une caisse de fleurs dans les bras. Elle vient d’aller chez Madame Chu, qui tient sa boutique de fleurs et de plantes depuis 1995.

Une fleuriste à l'entrée de sa boutique.

La boutique de la fleuriste Helen Chu est située au centre commercial Chinatown Plaza.

Photo : Radio-Canada / Christophe Barachet

Les clients affluent, la connaissent, viennent chercher leurs commandes. L’achat de fleurs fait partie des traditions et les ventes, cette année, sont bonnes.

Bambous, oranger chinois, arbre de Jade, glaïeuls, jonquilles ou encore les fruits appelés Five generations, Helen Chu précise la symbolique des fleurs pour le Nouvel An et la fête du printemps.

Cela est signe de chance, de bonne santé et de prospérité. On en a particulièrement besoin cette année.

Une citation de :Helen Chu, fleuriste
Un client dans la boutique d'une fleuriste.

Dans la boutique d’Helen Chu.

Photo : Radio-Canada / Sophie Chevance

Un passant originaire du Vietnam raconte qu'il fêtera cette période de l’année à la maison, avec sa femme. Ses enfants sont à Toronto et les restrictions sanitaires en Colombie-Britannique empêchent actuellement tout rassemblement hors de la bulle domiciliaire.

Il dit que c’est étrange de voir le centre commercial presque vide cette année. C’est que d’ordinaire, Helen et sa famille tiennent un marché de fleurs au cœur du centre. Le quartier chinois tout entier vit des temps difficiles, explique Helen Chu.

Les portes d'une boutique de Chinatown à Vancouver sont verrouillées avec un cadenas.

Devantures d’établissements fermés.

Photo : Radio-Canada / Christophe Barachet

Selon des données de la Ville de Vancouver, le taux d'inoccupation des commerces est plus élevé dans le quartier chinois que dans le reste de la ville.

C’est vraiment triste. Avec la pandémie, j’ai vu tellement de personnes dans le quartier fermer leur commerce. En temps normal, j’aime le quartier, car je peux rencontrer les gens de nos communautés, témoigne Helen Chu.

Des clientes dans une boutique de fleurs.

Des clientes viennent récupérer leur commande.

Photo : Radio-Canada / Sophie Chevance

La fleuriste est heureuse d’être occupée en cette période de l’année, mais elle sait que cela va redevenir dur une fois les célébrations du Nouvel An passées. Elle espère, comme d’autres, garder son commerce ouvert.

Une décoration dans Chinatown à Vancouver.

Habituellement, le défilé du Nouvel An chinois inonde les rues.

Photo : Radio-Canada / Sophie Chevance

Shirley Zhao, coordinatrice adjointe au développement, à l’Association des événements spéciaux canado-asiatiques, se rappelle du temps où le quartier était bondé, plein de parfums et de couleurs. Elle était habituée, enfant, à venir dans le quartier au moins une fois par semaine avec ses parents.

La femme de 25 ans a maintes fois assisté au grand défilé du Nouvel An lunaire.

Des fruits dans une boutique de Chinatown à Vancouver.

Les fruits appelés « Five generations » représentent les différentes générations dans une famille.

Photo : Radio-Canada / Sophie Chevance

Comme beaucoup, je vais célébrer à la maison cette année, autour de bons repas avec mes proches. On va appeler les membres de la famille qui ne sont pas avec nous. Cette année sert à nous rappeler l’importance de la famille et de bons souvenirs que nous avons.

Une citation de :Shirley Zhao, coordinatrice adjointe au développement à l’Association des événements spéciaux canado-asiatiques

Des bannières de rues dans Chinatown à Vancouver.

Établi dans les années 1880, le quartier chinois de Vancouver a été désigné comme lieu historique national en 2010.

Photo : Radio-Canada / Christophe Barachet

Shirley Zhao souligne elle aussi la dégradation du quartier chinois, mais pointe les bonnes initiatives, comme le nettoyage des graffitis sur certaines façades. Dans son dernier budget, la ville de Vancouver a notamment approuvé une augmentation de 10 % des fonds alloués pour le nettoyage du quartier.

Placée sous le signe du buffle, l’année 2021 a commencé le 12 février selon le calendrier chinois. Shirley Zhao transforme le mot anglais auspicious (favorable) en ox-picious (sous la protection du buffle) et souhaite que la nouvelle année soit de bon augure et porteuse de bonnes nouvelles.

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