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Retour en zone orange : soulagement pour les commerçants d'Ottawa et de l'est ontarien

Un homme portant le masque, pousse un chariot rempli de caisses de cannettes de bière.

À compter de mardi, Ottawa et l'est ontarien passent en zone orange (archives).

Photo : Radio-Canada / Brian Morris

Radio-Canada

Le déconfinement annoncé vendredi est une véritable bouffée d'air frais pour les commerçants et restaurateurs qui se préparent déjà à rouvrir leurs portes. Il n'est toutefois pas question de baisser la garde quant aux mesures sanitaires qui resteront en place.

À compter de mardi, pratiquement tous les établissements fermés pourront rouvrir leurs portes, tout en respectant certaines limites d'achalandage. Restaurants, gyms, salons de coiffure et bien d'autres commerces sont visés par cette annonce.

La copropriétaire du Restaurant Vic à Hawkesbury, Sylvie Chénier, affirme en être aux tout derniers préparatifs en vue de recevoir à nouveau ses clients. Nos clients [...] c’est comme notre famille, fait-elle valoir en entrevue. Tout le monde se connaît aussi. C’est sûr que les gens aiment parler entre eux.

Sylvie Chénier devant le tableau noir sur lequel est écrit le menu du restaurant ainsi que les prix.

Sylvie Chénier est la copropriétaire du Restaurant Vic à Hawkesbury.

Photo : Radio-Canada

Des mesures sont mises en place pour assurer la sécurité des clients et des employés, dont des rideaux de plastique souple qui divisent mieux l'espace. Tu ne peux pas te promener d’une table à l’autre, mais les gens ont hâte de se revoir aussi et de nous voir, affirme-t-elle.

À quelques jours de la réouverture attendue, Mme Chénier admet être un peu stressée.

« C’est de l'ouvrage aussi quand tu as les gens à l'intérieur, [s'assurer] que tout le monde a son masque, se lave les mains, ne se promène pas. Donc on travaille deux ou trois fois plus fort. »

— Une citation de  Sylvie Chénier, copropriétaire du Restaurant Vic à Hawkesbury

La majorité des restrictions restent les mêmes, mais des tests de dépistage obligatoires pour les employés s'ajoutent. Cette mesure supplémentaire plaît aux commerçants.

La directrice générale de l'organisation ZAC Vanier, Nathalie Carrier-Asselin, souligne d'ailleurs que c'est le lot quotidien des entreprises, depuis le mois de mars dernier, de s'adapter aux nouvelles mesures.

Du côté du Regroupement des gens d'affaires de la Capitale, on aurait souhaité que la réouverture se fasse beaucoup plus tôt. Bien que certains trouvent le délai de trois jours plus que suffisant, d'autres auraient souhaité bénéficier de quelques jours supplémentaires pour, entre autres, rappeler leur personnel avant la réouverture officielle.

La directrice générale, Lise Sarazin souligne qu'elle comprend que la priorité du gouvernement était de faire diminuer le nombre de cas de COVID-19 dans la population en limitant la circulation des gens, mais croit que d'autres moyens sont disponibles.

En fait, ce qui serait vraiment avantageux, ce serait le dépistage rapide et le gouvernement Ford travaille là-dessus, ajoute-t-elle.

Malgré les aspects positifs du déconfinement, certains acteurs du milieu de la santé trouvent que le changement se fait un peu trop vite. C'est le cas du Dr Paul Roumeliotis, médecin-hygiéniste en chef pour le Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO).

Le Dr Hugues Loemba, médecin de famille, virologue et clinicien-chercheur à l’Hôpital Montfort d’Ottawa estime qu'il ne faut pas se réjouir trop vite et qu'il faut plutôt continuer d'appliquer les mesures sanitaires.

Le code de couleur ne doit pas donner un sentiment de fausse sécurité, rappelle-t-il. Au contraire, avec l'arrivée du nouveau variant, on devrait être beaucoup plus vigilant.

L'Outaouais toujours dans le rouge

De l'autre côté de la rivière, toute la région se trouve encore en zone rouge, avec tout ce que cela implique.

Pour Alexandre Leblanc, directeur général du Piz'za-za, du bar Aux 4 jeudis et porte-parole des commerçants du secteur Aubry, il y a quelque chose de paradoxal dans cette situation.

M. Leblanc dans un bar dans la journée répond aux questions d'un journaliste.

Alexandre Leblanc, directeur du café Aux 4 jeudis et du restaurant Piz'za-za. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Ce dernier se souvient que, l'automne dernier, l'Outaouais avait été mis sur pause alors qu'à Ottawa, commerces, terrasses et restaurants accueillaient des clients.

Pour moi, ça ne fonctionne pas, indique-t-il en faisant référence au fait que les mesures sont différentes d'un côté à l'autre de la rivière des Outaouais.

Dans la région, le confinement et le couvre-feu resteront en vigueur jusqu'à nouvel ordre.

Avec les informations de Nafi Alibert, de Denis Babin et de Gabriel Le Marquand Perreault

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