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Le MBAM annule la tenue de l’exposition mettant en vedette L'origine du monde

Une vue en angle de la façade du bâtiment et de la rue. La photo est prise en été.

Le Musée des beaux-arts de Montréal

Photo : MBAM

Radio-Canada

Initialement prévue ce mois-ci, puis reportée au mois de juin, l’exposition qui devait faire venir à Montréal la célèbre peinture L’origine du monde, de Gustave Courbet, est finalement annulée. Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a confirmé sa décision vendredi.

Les origines du monde : l'invention de la nature au XIXe siècle, devait d’abord être présentée au Musée d’Orsay à Paris de novembre à février, avant d'être adaptée pour la métropole québécoise, en juin prochain.

Toutefois, la fermeture des musées en France engendrée par la pandémie de COVID-19 a bouleversé l’organisation de cette présentation d’envergure.

Un homme regarde le tableau où l'on voit le tronc nu d'une femme couchée sur un drap blanc, les jambes écartées.

L'œuvre de Gustave Courbet « L'origine du monde »

Photo : AFP / PASCAL GUYOT

Des calendriers de programmation devenus incompatibles

C’est une mauvaise nouvelle qui s’ajoute à tant d’autres mauvaises nouvelles de ce genre à travers l’ensemble du monde muséal cette année. Ça a été un festival de reports, d’annulations et de retards, a commenté le directeur général du MBAM, Stéphane Aquin, au micro de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle de l’émission Le 15-18

La pandémie de COVID-19 a en effet provoqué un jeu de dominos. L’exposition Les origines du monde : l'invention de la nature au XIXe siècle devait s’achever début mai à Paris et ouvrir à la mi-juin à Montréal. Comme le public parisien n’a pour le moment pas encore été en mesure de la découvrir, le Musée d'Orsay souhaite prolonger l’exposition au-delà du mois de mai. 

Or, reporter à nouveau l’exposition était difficile. Pour cela, il aurait fallu renégocier la durée de prêt d’œuvres appartenant à d’autres musées. Or certaines œuvres ont déjà été promises à d’autres expositions ailleurs dans le monde. 

Déjà en repoussant [la fin de l’exposition] de mai à octobre, on avait essuyé plusieurs refus de prêts très importants, a indiqué Stéphane Aquin, qui a fait face au même problème lorsqu’il travaillait pour le Hirshhorn Museum and Sculpture Garden. Il a quitté cette institution de Washington à l’automne dernier pourprendre la tête du MBAM

Renégocier le tout pour 2022, c’est extrêmement difficile. Nous, on est déjà engagés sur d’autres projets, a-t-il ajouté. 

Portrait de Stéphane Aquin.

Stéphane Aquin, le directeur général du Musée des beaux-arts de Montréal

Photo : Fournie par le Musée des beaux-arts de Montréal / Jeff Elkins

Pas de lien avec le départ de Nathalie Bondil

Selon Stéphane Aquin, la décision a été prise à regret de commun accord avec le Musée d'Orsay et n’a rien à voir avec le congédiement de Nathalie Bondil, qui avait initié le projet en collaboration avec le Musée d’Orsay lorsqu’elle était encore directrice générale du MBAM. 

C’est purement une logique de calendrier, a-t-il assuré. Nathalie a mis en place des chantiers formidables, on était heureux de poursuivre ce projet.

On avait une très heureuse collaboration avec nos collègues d’Orsay, a-t-il aussi déclaré. On s’est parlé de différents projets sur lesquels on pourrait travailler.

Par conséquent, l’exposition Riopelle : à la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones sera prolongée jusqu’au 12 septembre prochain.

Et c’est ainsi au tour du MBAM de se retrouver à la place du Musée d’Orsay puisque les œuvres de Riopelle devaient se rendre à Whistler, en Colombie-Britannique.

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