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De la prison à la réinsertion : le parcours de Frédéric

Le réalisateur originaire de Roberval, Nicolas Lévesque, s'est intéressé à la vie qui attend les détenus à la fin de leur passage en prison. Le documentaire Les Libres présente la réalité de quatre d'entre eux, dont Frédéric Larouche.

Frédéric Larouche.

Frédéric Larouche a effectué, au cours des vingt dernières années, trois passages chez Équitem, une entreprise de réinsertion sociale de Roberval.

Photo : Annie-Claude Brisson

Radio-Canada

Frédéric Larouche est employé permanent à l’entreprise Équitem à Roberval. Mais l’homme de 40 ans revient de loin : son emploi dans l’usine représente bien plus qu’un travail. Pour lui, c'est un chemin vers sa rédemption.

Quelques jours avant la sortie du documentaire Les Libres du réalisateur Nicolas Lévesque dans lequel il apparaît, Frédéric Larouche s’est confié sur sa vie à l’équipe de Radio-Canada.

Mes déboires, mes troubles de consommation et mon trouble du comportement m’ont conduit à la prison de Roberval. J'ai fait 30 heures au trou, j'ai eu des conditions pendant 6 mois. Après ça, je suis venu cheminer, à l'époque ça s'appelait Stagem, pour une réinsertion sociale.

Dans l’usine de transformation de bois robervaloise, Frédéric Larouche opère désormais un chariot élévateur. Équitem représente bien plus qu’un gagne-pain pour lui, l’entreprise lui offre le cadre dont il avait besoin dans sa vie.

J’avais besoin de cet encadrement qu’il y a ici, ça me donne une routine dans mon quotidien.

Une citation de :Frédéric Larouche, employé permanent chez Équitem

Je suis venu trois fois dans l’entreprise : la première fois, j'avais une vingtaine d'années, c'était vraiment sur une base volontaire. La deuxième fois, c'était à l'époque de mes conneries en 2011 et je suis revenu il y a environ trois ans avec des thérapies, explique-t-il.

La directrice adjointe d'Équitem, Marie-Ève Lebel, explique que le travail en usine représente bien plus qu'un emploi pour la clientèle judiciarisée.

Marie-Ève Lebel.

La directrice adjointe d'Équitem, Marie-Ève Lebel.

Photo : Annie-Claude Brisson

On les amène à tout simplement bien les référer et bien les guider pour qu'ils puissent revenir sur le chemin qu'ils souhaitent. S'il sont ici c'est qu’ils ont une volonté de se réhabiliter, précise-t-elle.

L’espoir de la réhabilitation

Frédéric Larouche est donc l’un des protagonistes figurant dans le documentaire Les Libres de Canopée Médias, qui s’est intéressé au sort réservé aux détenus qui terminent une peine d’incarcération.

Frédéric Larouche opère un chariot élévateur.

Frédéric Larouche est maintenant un employé permanent de l’entreprise de transformation du bois.

Photo : Annie-Claude Brisson

En apparaissant dans ce documentaire, il voulait avant tout faire passer un message et en tant que père de famille, il désire donner le bon exemple à sa fille.

Avec les choses que j'ai pu vivre, si ça peut aider d'autres personnes, tant mieux. J'ai vécu un suicide [d'un proche], j'ai eu des problèmes de consommation. Longtemps, on se sent tout seul, il n'y a pas grand monde qui vont me comprendre. A un moment donné, tu ouvres les yeux et tu regardes un peu plus loin et tu t'aperçois : je ne suis pas tout seul. Si je peux lancer des messages, si moi, je suis capable de lancer bien des choses, il y a du monde qui sont capables aussi, conclut-il.

Le documentaire est maintenant disponible pour achat en ligne.

D'après le reportage d'Annie-Claude Brisson

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