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Huit employés des Viandes DuBreton atteints de la COVID-19 à Rivière-du-Loup

L'extérieur de l'usine de Viandes DuBreton, à Rivière-du-Loup.

Huit employés de l'usine de Viandes DuBreton, à Rivière-du-Loup, sont atteints de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Radio-Canada

Huit travailleurs de l’usine des Viandes DuBreton à Rivière-du-Loup ont reçu un diagnostic positif de COVID-19 depuis jeudi. Une opération de dépistage massif a été lancée auprès de l'ensemble des employés de l'entreprise.

Vendredi matin, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent a indiqué qu'en plus des huit cas confirmés, une vingtaine de travailleurs ont été placés en isolement préventif jusqu'à maintenant.

Une enquête épidémiologique est en cours.

La conseillère en communications pour Les Viandes DuBreton, Julie Lamontagne, confirme qu'un travailleur d'une agence privée de Montréal est à l'origine de l'éclosion.

L'entreprise fait affaire avec ce type d'agence depuis plusieurs années. Les employés arrivent le lundi et repartent pour la fin de semaine.

Mme Lamontagne explique que, malgré les circonstances, l'entreprise poursuit ses activités.

Avec les mesures que nous avons déjà en place, les gens peuvent revenir travailler et l’usine fonctionne comme à l’habitude, dit-elle. Les mesures en place sont faites de façon à ce que le milieu de travail soit sécuritaire pour eux.

Mme Lamontagne indique que l'usine de Rivière-du-Loup compte environ 450 employés.

Une gestion « irresponsable » selon le syndicat

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Viandes DuBreton (STTVDB–CSN) décrit comme déficiente et irresponsable la gestion de la direction à la suite de la confirmation de cas de COVID-19 dans l’usine.

Il dénonce aussi l'emploi de travailleurs provenant de l'extérieur de la région en cette période de pandémie.

En comité santé et sécurité, on avait averti l'employeur d'arrêter les allées et venues entre Montréal et l'usine, comme quoi il y avait un risque pour les travailleurs et travailleuses. Ils ont décidé de prendre quand même le risque au détriment de la santé et sécurité des travailleurs. C'est ça qui est arrivé, dénonce le président du syndicat, Yannick Morin.

Le syndicat déplore aussi la manque de communication entre l'employeur et ses employés. Selon le STTVDB-CSN, c’est via Facebook, les communiqués de la santé publique régionale et les médias que le syndicat a été mis au fait qu’il y avait huit cas positifs dans l’usine.

Avec les informations de Patrick Bergeron

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