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COVID-19 : l'isolement pour les voyageurs commencera le 22 février

Des drapeaux, une grande pancarte sur laquelle est écrit YUL et un avion dans le ciel.

Les voyageurs arrivant à l’aéroport international Trudeau à Montréal devront être en quarantaine dans un hôtel dès le 22 février.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

C'est à compter du 22 février que les voyageurs qui entrent au Canada par avion devront subir un test de dépistage de la COVID-19 et s'isoler au moins trois jours dans un hôtel supervisé.

L'information a été confirmée vendredi par le premier ministre Justin Trudeau, lors d'un point de presse devant sa résidence officielle de Rideau Cottage, à Ottawa.

Avec la présence de nouveaux variants, des mesures plus strictes s’imposent, a indiqué M. Trudeau au sujet de ces mesures annoncées le 29 janvier, lors de la suspension de vols vers les Caraïbes et le Mexique.

Le but de ces mesures, c’est d’assurer la sécurité des gens, a-t-il expliqué. Bien évidemment, il y aura des exceptions pour les déplacements essentiels, notamment pour les camionneurs et les travailleurs de la santé.

Pour le reste, les gens ne devraient tout simplement pas voyager. On ne laissera pas les décisions irresponsables de quelques-uns mettre la vie de tous en danger.

Une citation de :Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Voyages aériens

À compter du 22 février donc, tous les voyageurs en provenance de l’étranger qui arriveront dans les quatre aéroports réservés à ces vols au Canada (Toronto, Montréal, Calgary, Vancouver) devront se soumettre à un test de dépistage de la COVID-19 dès leur descente d’avion.

En attendant le résultat de ce test, ces voyageurs devront être hébergés dans l'un ou l'autre des hôtels préalablement approuvés par le gouvernement. Les voyageurs devront y avoir réservé en ligne leur chambre avant de partir, les prévient Ottawa.

Le coût du test, qui sera effectué par une entreprise privée, et celui de ces deux ou trois jours d'hébergement à l'hôtel seront aussi assumés par les voyageurs. Ils sont estimés à environ 2000 $.

Les voyageurs dont le test sera négatif pourront quitter l’hôtel et poursuivre leur quarantaine obligatoire de 14 jours chez eux, mais seront soumis à une surveillance accrue du gouvernement fédéral, en collaboration avec les autorités provinciales.

Dans l'éventualité où le voyageur recevrait son résultat en moins de trois jours, le remboursement des jours inutilisés sera à la discrétion de l'hôtel, a précisé la ministre fédérale de la Santé, Patricia Hajdu.

Les voyageurs devront de plus, à compter du 22 février, fournir un test de dépistage négatif de la COVID-19 à la fin de leur quarantaine obligatoire de 14 jours.

Les voyageurs dont le test aura été positif à l'aéroport devront quant à eux poursuivre leur quarantaine dans un centre de santé publique, aux frais du gouvernement cette fois, pour s’assurer qu’ils ne sont pas porteurs d’un nouveau variant du virus. Ils devront aussi fournir un test négatif à la fin de leur période de quarantaine.

Exigences pour les voyages aériens

  • Présenter un test négatif de moins de 72 heures lors de l'embarquement dans l'avion;
  • Subir un test de dépistage dès leur arrivée dans un aéroport canadien;
  • Attendre le résultat dans un hôtel supervisé;
  • Fournir un test de dépistage négatif au terme des 14 jours de quarantaine obligatoire.

Selon l’Agence de la santé publique du Canada, le gouvernement fédéral recherche environ 6000 chambres d’hôtel situées à Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver pour y loger les voyageurs aériens en quarantaine. Aucune aide financière spéciale n’est prévue pour ces hôtels.

Le gouvernement fédéral calcule qu'environ 93 % des passagers aériens devront se soumettre à la quarantaine. Les étudiants internationaux n’en seront d’ailleurs pas exemptés.

La liste complète des exemptions sera publiée dans un prochain décret.

Frontières terrestres

Pour ce qui est des voyageurs qui entrent au Canada par la frontière terrestre avec les États-Unis, ils devront, à compter de lundi (15 février), présenter aux agents frontaliers canadiens un résultat de test négatif de COVID-19 remontant au plus à 72 heures. Cette mesure s'appliquera dès lundi prochain dans les cas de voyages dits non essentiels.

Les voyageurs de retour d'un séjour aux États-Unis qui ne seront pas en mesure de présenter un tel résultat de test s'exposeront à des amendes allant jusqu'à 3000 $.

À compter du 22 février, les voyageurs non essentiels devront subir un test de dépistage directement à la frontière. Les personnes déclarées positives seront dirigées vers des centres supervisés de la santé publique pour y écouler leur quarantaine et y être soignées au besoin.

Les voyageurs qui seront déclarés négatifs seront quant à eux soumis à une quarantaine obligatoire de 14 jours au terme de laquelle ils devront présenter un test de dépistage de la COVID-19 négatif.

Des exemptions seront prévues pour les camionneurs et les travailleurs essentiels qui doivent traverser régulièrement la frontière dans le cadre de leur travail.

Exigences pour les voyages terrestres

  • À compter du 15 février, détenir la preuve d'avoir obtenu un test négatif, effectué aux États-Unis moins de 72 heures avant de franchir la frontière;
  • À compter du 22 février, subir un test supplémentaire de dépistage dans quatre points de passage de la frontière canadienne. Onze points de passage seront ajoutés en date du 4 mars;
  • Fournir un test de dépistage négatif à la fin des 14 jours de quarantaine obligatoire.

Peu de voyageurs non essentiels se présentent actuellement à la frontière terrestre entre les États-Unis et le Canada. Selon le gouvernement fédéral, 91 % des gens qui la franchissent chaque jour sont des camionneurs ou des travailleurs de la santé.

L’évolution de la pandémie au Canada

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