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Un skieur malvoyant veut permettre un meilleur accès à l'arrière-pays

Tyson Rettie en ski à flanc de montagne.

Tyson Rettie a perdu la majorité de sa vision en l'espace de quelques semaines, mais ça n'a pas arrêté cet amoureux de ski de dévaler les pentes.

Photo : Offert par Tyson Rettie

Radio-Canada

Un guide de ski ayant perdu la majorité de sa vision en l’espace de quelques semaines souhaite maintenant permettre à d’autres skieurs malvoyants de continuer à dévaler les pentes enneigées.

Depuis qu'il est enfant, Tyson Rettie a toujours aimé le ski. Il en a même fait son métier en devenant guide d’héliski.

Il y a deux ans, le Britanno-Colombien a été diagnostiqué avec une maladie mitochondriale appelée la neuropathie optique de Leber qui entraîne une détérioration rapide de la vision.

Ça a pris l’équivalent de deux semaines pour passer d’une vision parfaite à la perte de toute ma vision centrale et à une détérioration de ma vision périphérique, se rappelle Tyson Rettie qui explique arriver tout de même à se déplacer sans percuter d’obstacle.

Quatre skieurs montent une montagne entre les arbres.

Le ski dans l'arrière-pays lui permet, après une ascension guidée de la montagne, de skier dans les espaces ouverts sans avoir à se soucier de rencontrer d'autres skieurs.

Photo : Offert par Tyson Rettie

Même si sa carrière de guide d’héliski était compromise par ce nouveau handicap, son amour du ski était loin de faiblir.

Je savais que le ski n’allait jamais s’arrêter, il y aurait toujours des occasions pour en faire.

Une citation de :Tyson Rettie, fondateur, Braille Mountain

Il ski maintenant avec une personne qui lui indique au fur et à mesure les obstacles à venir. Et en préférant l’arrière-pays aux stations de ski, il est plus facile de trouver de grands espaces où il peut dévaler les pentes sans craindre la présence des autres skieurs.

La personne peut donc me dire : "Hey, il n’y a aucun obstacle pour les 500 prochains mètres" et je vais pouvoir simplement skier, explique-t-il en ajoutant que ça lui permet d’oublier, l’espace d’un moment, ses troubles de vision.

Mais pour en arriver là, ça prend du temps, notamment pour arriver à faire confiance au guide, souligne l’Albertain d'origine. La première fois qu’il est retourné sur les pentes, l’expérience a été particulièrement angoissante.

J’avais l’impression d’apprendre à skier pour la première fois, illustre Tyson Rettie malgré le fait que, en tant que guide, il était habituellement très confortable avec cette montagne et son environnement.

Maintenant, il souhaite permettre à d’autres skieurs malvoyants de dévaler les pentes. En mai 2020, il a donc mis sur pied l’initiative Braille Mountain, une organisation à but non lucratif qui vise à encourager les personnes malvoyantes à skier dans l’arrière-pays.

Tyson Rettie en train de skier.

Parfois, lorsque l'environnement le permet, il arrive à skier sur une distance de 500 mètres sans avoir besoin d'un guide.

Photo : Offert par Tyson Rettie

Si la pandémie le permet, un premier groupe de quatre skieurs, accompagnés de leur guide, partiront pour un voyage de ski d’une semaine au nord de Revelstoke.

Je pense que c’est important pour les personnes non voyantes d’avoir ces occasions et c’est important pour tout le monde d’avoir quelque chose vers quoi se tourner et travailler, pense-t-il.

Pour lui, il s’agit aussi d’une nouvelle manière d’offrir un sentiment d’indépendance et un nouveau défi.

Avec les informations de Calgary Eyeopener

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