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Un test négatif nécessaire à la frontière terrestre

Un panneau brun sur lequel il est écrit en anglais: « Vous quittez les États-Unis » est cloué sur un poteau de bois devant une route.

Depuis le 15 février 2021, il est nécessaire de présenter un résultat négatif à un test de dépistage du coronavirus effectué à la frontière terrestre pour entrer au Canada.

Photo : Radio-Canada / Alex Lamic

Radio-Canada

À compter du 15 février, les voyageurs qui entrent au Canada par la frontière terrestre devront fournir le résultat d'un test attestant qu'ils n'ont pas la COVID-19 lorsqu'ils entrent au pays dans le contexte d'un voyage jugé non essentiel.

Les voyageurs de retour d'un séjour aux États-Unis qui ne seront pas en mesure de présenter un tel résultat de test s'exposent à des amendes allant jusqu'à 3000 $.

Ils pourraient aussi devoir faire l'objet d'un suivi attentif de Santé Canada avec d'autres dépistages, a expliqué le premier ministre Justin Trudeau, mardi dernier, lors de sa conférence de presse bihebdomadaire.

Une professionnelle de la santé effectue un test de dépistage du coronavirus dans une clinique mobile du quartier Saint-Michel.

Selon plusieurs experts, les pays qui ont rapidement mis en place un système de dépistage et de traçage des cas de COVID-19 sont ceux qui s'en sortent le mieux.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le premier ministre canadien a expliqué qu'il n'est pas question de refuser l'accès au pays aux Canadiens qui n'auraient pas leur test de dépistage négatif en main. Non, ce n'est pas légal pour le Canada de refuser l'entrée [...] s'ils sont Canadiens ou s'ils sont résidents permanents, a-t-il dit.

Ce test de dépistage exigé des voyageurs arrivant par voie terrestre s'ajoute aux 14 jours de quarantaine obligatoire imposés aux gens qui reviennent d'un voyage jugé non essentiel et aux mesures d'isolement pour les voyageurs qui arrivent par voie aérienne, lesquelles entreront en vigueur le 22 février 2021.

Réactions

Des résidentes de Surrey, une banlieue de Vancouver située tout près de la frontière canado-américaine, applaudissent l'entrée en vigueur du test de dépistage obligatoire pour rentrer au pays par voie terrestre.

Elles expliquent que les allées et venues de certains à la frontière les inquiètent, et que tout ce qui peut être fait pour lutter contre la propagation du virus au pays les rassure.

Une femme aux cheveux bruns sourit. Elle porte un manteau rose avec capuchon à fourrure. Elle est à l'extérieur, au bord d'une rue.

Caroline Graham, résidente de Surrey, tout près de la frontière canado-américaine, est en faveur de restrictions sanitaires pour minimiser le risque de contamination à la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Alex Lamic

Cette nouvelle mesure à la frontière terrestre était nécessaire pour une meilleure cohérence entre les mesures aux aéroports et aux postes frontaliers canadiens, affirme l'avocat en immigration Len Saunders.

Beaucoup de clients qui voulaient entrer au Canada me demandaient s'ils pouvaient prendre un vol jusqu'à Seattle et ensuite conduire ou prendre un taxi jusqu'à la frontière canadienne.

Len Saunders, avocat en immigration

Les douaniers, de leur côté, affirment qu'ils ont encore très peu de détails sur la logistique. Jean-Pierre Fortin, président national du Syndicat des douanes et de l'immigration, explique qu’il manque actuellement des agents de Santé Canada sur place pour vérifier la validité des tests ou donner les amendes.

Des voitures font la file au poste frontalier de Peace Arch

Le poste frontalier de Peace Arch, en Colombie-Britannique

Photo : Radio-Canada

Des camionneurs, qui traversent la frontière canado-américaine chaque jour pour transporter de la nourriture et des biens essentiels, sont heureux de pouvoir bénéficier d'une exemption leur permettant de revenir au Canada sans devoir obtenir de résultat négatif à un test de dépistage.

Il y en a qui traversent une fois par semaine, mais même ça, c’est compliqué; on revient avec un voyage, il faut aller faire notre livraison. Prendre rendez-vous pour faire un test, c’est irréalisable, c’est pas pensable, a indiqué un camionneur rencontré par Radio-Canada.

Lorsqu'il a annoncé les mesures à l'intention des voyageurs arrivant par voie terrestre, mardi, le premier ministre Trudeau n'a pas fait mention de séjours à l'hôtel. Il a cependant affirmé que le gouvernement annoncera bientôt d'autres mesures concernant les voyageurs.

La grande majorité des gens qui franchissent la frontière terrestre sont des travailleurs essentiels, comme des chauffeurs de camion ou encore des infirmières, a-t-il ajouté.

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