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Chez les sublimés, le roman satirique du Sherbrookois Jean-Philippe Martel

Pochette du roman Chez les sublimés

Jean-Philippe Martel récidive avec un imposant deuxième ouvrage.

Photo : Radio-Canada / Anik Moulin

Anik Moulin

Après avoir publié en 2012 son premier roman, Comme des sentinelles, Jean-Philippe Martel récidive avec un imposant deuxième ouvrage, Chez les sublimés.

Dans ce livre de 370 pages, on suit des amis d'enfance, qui voient leur route se séparer à l’âge adulte. Ils tentent de renouer leur lien d'amitié beaucoup plus tard, mais leur vie a changé, tout comme leurs rêves d’adolescents et leurs espoirs.

L’auteur, né en 1976, dépeint une génération désillusionnée. Sa génération. Jamais [il n'y] avait eu de génération aussi scolarisée que la nôtre. On nous avait beaucoup valorisé la scolarisation, le savoir, l'éducation. En tout cas, autour de moi. Finalement le monde a comme changé en cours de route, sous nos pas. Pour beaucoup de mes proches, faire de longues études s'est avéré un mauvais choix de vie. C'est vraiment plus que juste une désillusion. C'est faire un deuil d'une identité, explique-t-il.

Son roman se présente comme une critique sociale. Une satire de la société, du capitalisme et du travail. On avait cru qu'on serait tel type de personne, pis finalement, la vie est telle, qu'il faut moduler nos ambitions, ajoute l'auteur, né à Sherbrooke. Une ville où il a grandi, étudié et travaillé.

Aujourd'hui, il enseigne la littérature au Collège Montmorency de Laval, mais sa ville natale est toujours aussi centrale dans son œuvre.

Pour casser le marasme des sublimés, l'écriture de Jean-Philippe Martel est ponctuée d'un humour savoureux et grinçant. Je trouve ça important dans la vie, en général, surtout quand ça va mal. C'est une forme de soupape, à la fois dans le livre et dans la vie, dit-il.

Portrait de l'auteur Jean-Philippe Martel

Jean-Philippe Martel, auteur

Photo : Avec l'autorisation de Julien Faugère

L'auteur multiplie les références aux années 90, notamment avec le film culte Trainspotting. Le long métrage de Danny Boyle, sorti en 1996, en est un emblématique à plein d'égards, notamment pour son esthétisme et son cynisme, croit Jean-Philippe Martel. C'était dans l'air du temps. Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose, mais je pense que je n'ai pas trop changé. Peut-être que j'aurais dû changer. Je ne pense pas que l'adolescent que j'étais me renierait tant que ça aujourd'hui, ajoute-t-il.

J'ai commencé l'écriture à partir de 2013. Pour moi, ça met un terme à un projet de très longue haleine. J'ai changé d'emploi depuis, j'ai eu deux enfants. C'est une grande joie de voir que finalement on arrive et qu'il y a un objet qui est produit à la fin de tout ce travail-là.

Jean-Philippe Martel, auteur

Chez les sublimés est le fruit d'un long travail, échelonné sur de nombreuses années, d'où la grande fierté de son auteur.

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