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Selon Daniel Gobeil, les producteurs américains n'avaient qu'eux-mêmes à blâmer

Des bleuets ensoleillés sur une vigne.

Les bleuets du Canada pourront continuer à être exportés vers les États-Unis.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Titouan Bussiere

Pour Daniel Gobeil, président du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec (SPBQ), ce sont les producteurs américains qui avaient causé la chute de prix des petits fruits à l'origine d'une enquête de la Commission du commerce international des États-Unis (USITC).

Lundi, l'USITC a considéré que l'importation des petits fruits n'est pas une menace à l'industrie américaine. Cela signifie que les bleuets du Québec devraient pouvoir continuer à être exportés vers les États-Unis.

Si l’enquête avait rendu un verdict différent, les États-Unis auraient pu imposer une taxe sur l’importation, ce qui aurait été désastreux pour les producteurs de la région.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean représente 85 % à 90 % de la production de bleuets sauvages au Québec, selon le président du SPBQ. 55 % de cette production est exportée vers notre voisin du sud.

D'après Daniel Gobeil, aux États-Unis, ce sont les producteurs eux-mêmes, qui ont en quelque sorte fait une surproduction, et ce sont eux qui ont fait tomber leurs prix. Selon lui, la production du Québec et de notre voisin du sud ne se fait pas en même temps. Il est donc injuste, selon lui, d’accuser les autres pays de les inonder de bleuets.

De nouveaux clients

Pour M. Gobeil, la pandémie a été positive pour l’industrie du bleuet sauvage au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cela s’explique par le fait que, lorsque le confinement a été annoncé la première fois, les gens se sont rués sur les tablettes de supermarchés afin de stocker des provisions. Cela a amené certaines personnes à acheter des produits qu’elles n’auraient pas achetés en temps normal. Il y en a qui ont découvert le goût du bleuet sauvage. On espère qu’ils vont rester de fidèles clients à la consommation de bleuet sauvage, explique Daniel Gobeil. Quand tu ne connais pas un produit, même quand il est bien bon, tu ne le connais pas!

Daniel Gobeil assis sur une chaise, avec en fond des photos de bleuets

Le président du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec, Daniel Gobeil, juge que cette annonce est une très bonne nouvelle.

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran

L’industrie du bleuet a déjà connu des années difficiles. Le président du SPBQ rappelle qu’en 2016, les producteurs de bleuets de la région ont dû vendre à perte, en raison d’une production trop importante partout en Amérique du Nord. Les prix avaient alors baissé fortement, jusqu’à revenir à 30 sous la livre pour les producteurs. On avait fait évaluer le coût de production par le CECPA (le Centre d'études sur les coûts de production en agriculture), qui l'avait évalué à 49 cents la livre, souligne Daniel Gobeil.

L’industrie étant toutefois principalement l’activité secondaire des producteurs, ils avaient alors pu continuer de produire. Si les producteurs de bleuets vivaient uniquement de la production de bleuet, comme les producteurs de lait et de bœuf, on aurait fait faillite. Il n’y aurait plus de producteurs de bleuets, constate Daniel Gobeil. Selon lui, comme la moyenne d’âge des producteurs est de 69 ans, ils sont donc souvent à la retraite, ou alors ont une activité principale pour financer leur production de bleuets.

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