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Des traces de contaminants toxiques trouvés dans le lac Memphrémagog

Le lac Memphrémagog

Le lac Memphrémagog

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des analyses réalisées par le ministère de l'Environnement, de septembre à novembre 2020, ont démontré que des traces de substances polyfluoroalkyliques (PFAS), des composés toxiques, ont été retrouvées à l'usine de filtration J.M-Jeanson. L'eau provenait de la source d'eau potable de Sherbrooke, soit le lac Memphrémagog.

C'est la première fois que ce contaminant est retrouvé dans la prise d'eau de la Ville, selon Jean-Pierre Fortier, chef de division, gestion des eaux et construction à la Ville de Sherbrooke

Cependant, je dois vous rassurer, souligne-t-il. La détection de ces composés-là n'était qu'à l'état de traces, et nettement inférieur à la réglementation en vigueur et aux recommandations de Santé Canada quant à la toxicité. Tout est correct au niveau de l'eau potable.

Les recommandations de Santé Canada pour les composés perfluorés, souligne Jean-Pierre Fortier, visent des concentrations de 200 nanogrammes par litre. Nous, ce qui a été détecté, au total, pour l'ensemble des composés et dans le pire des cas, c'était 13 nanogrammes par litre.

Bien que ces concentrations soient loin des valeurs limite, Jean-Pierre Fortier soutient toutefois que cela entraîne des préoccupations quant à la qualité de l'eau à long terme.

Cependant, il y a vraiment une certaine inquiétude quand même sur la présence de ces composés-là à notre prise d'eau brute [...] s’ils seront détectés à long terme.

Une citation de :Jean-Pierre Fortier, chef de division, gestion des eaux et construction à la Ville de Sherbrooke

Karine Godbout, présidente du comité de l'environnement de la Ville de Sherbrooke, estime également qu'il n'y a pas à s'alarmer, en raison de la très faible concentration retrouvée dans l'eau, mais elle admet aussi que c'est une préoccupation à long terme.

Avant, on ne détectait pas de traces. Là, on détecte des traces. Maintenant, il faut continuer à être très actif pour voir les prochaines étapes, et quelle est la source de cela et comment on va intervenir.

Une citation de :Karine Godbout, présidente du comité de l'environnement de la Ville de Sherbrooke

Une contamination américaine?

La nature de cette contamination reste toujours nébuleuse. Jean-Pierre Fortier souligne que ce genre de composés là est généralement plus présent dans le lixiviat (jus de poubelle) qui sortent de sites d'enfouissement. Maintenant, il est prématuré de savoir d'où cela vient, exactement, souligne-t-il.

Karine Godbout rappelle que depuis un an, il y a une table de concertation avec des élus de tous les paliers gouvernementaux concernant la protection du lac Memphrémagog, et cette table traite directement de la question du lixiviat produit par le dépotoir de Coventry, au Vermont. Cette usine déversait son lixiviat dans les eaux du lac Memphrémagog jusqu'en 2019, année où un moratoire a été instauré pour une période de quatre ans.

Cette table-là a eu une rencontre en décembre, explique-t-elle. À ce moment-là, on ne possédait pas cette information sur les PFAS. Rapidement, on devrait avoir une prochaine rencontre en février et ces éléments-là vont être discutés.

Cependant, comme il s'agit d'un dossier international, le pouvoir d'action de la municipalité est limité, souligne Karine Godbout. Il y a des responsabilités qui appartiennent aux gouvernements provincial et fédéral.

Karine Godbout refuse également de montrer Newport du doigt, même si elle admet que certains indices pointent dans cette direction.

Cela prend deux ans à l'eau des États-Unis pour traverser le lac [...] Ça fait un an et demi que Newport ne traite plus de lixiviat, ça pourrait arriver que l'eau vienne de là. Mais est-ce que je peux confirmer cela? Je vais me garder une petite réserve.

Une citation de :Karine Godbout, présidente du comité de l'environnement de la Ville de Sherbrooke

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