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Le démantèlement de la police de Mont-Tremblant contesté en cour

L'ex-procureur de la commission Charbonneau Denis Gallant pilotera le recours juridique intenté mercredi.

Une voiture de police.

Le Service de police de la Ville de Mont-Tremblant a été remplacé par la Sûreté du Québec, le 2 février.

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

L'abolition du Service de police de la Ville de Mont-Tremblant fait des mécontents.

Un recours juridique pour faire annuler la décision de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a été intenté mercredi.

La nouvelle a été annoncée en après-midi par la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ), qui est partie prenante de la démarche aux côtés de la Fraternité des policiers de la Ville de Mont-Tremblant (FPMTT). Des résidentes et résidents de Mont-Tremblant sont aussi impliqués, souligne-t-on.

Le gouvernement Legault a démantelé le Service de police de la Ville de Mont-Tremblant (SPVMT) la semaine dernière parce que les élus de la région soutenaient depuis quelques années vouloir faire des économies. Depuis, c'est la Sûreté du Québec a repris les commandes.

Mais selon les demandeurs, la décision du gouvernement est abusive et déraisonnable. C'est pour cette raison qu'ils ont déposé une demande introductive d'instance en déclaration de nullité et une demande d'ordonnance de sauvegarde, expliquent-ils dans le communiqué.

Un démantèlement injustifiable, selon le syndicat

Les demandeurs affirment notamment que la décision repose sur de fausses allégations des maires des villes de Mont-Tremblant et de Lac-Tremblant-Nord, [qui auraient] laissé entendre que les policiers de la Ville de Mont-Tremblant ne répondaient plus aux appels et que les services à la population n'étaient plus assurés.

Ce qui fait le plus mal, c'est que la décision a visiblement été basée sur des faussetés.

Serge-Alexandre Bouchard, président de la FPMTT

Le démantèlement du SPVMT, déplorent-ils encore, survient alors qu'un comité formé par la ministre Guilbault se penche actuellement sur la carte policière et sur la question du financement des corps policiers.

Un climat explosif

La FPMTT avait déjà mentionné la semaine dernière qu'elle évaluait la possibilité de contester la décision du gouvernement Legault devant les tribunaux.

Le recours sera mené par une équipe d'avocats menée par l'ex-procureur de la commission Charbonneau Denis Gallant, du cabinet Roy Bélanger.

Me Denis Gallant, en entrevue à la radio de Radio-Canada.

Me Denis Gallant.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Dufresne

La relation entre la Municipalité et les policiers est tendue depuis quelques années. La situation s'est envenimée au point où, le 27 janvier dernier, la Ville de Mont-Tremblant a demandé à la ministre Guilbault de remplacer dans les plus brefs délais son corps de police municipal par la Sûreté du Québec (SQ).

Le maire Luc Brisebois s'est même placé sous la protection du programme de lutte contre l'intimidation des élus de la SQ, affirmant qu'il était victime d'intimidation et qu'il craignait pour la sécurité de ses citoyens.

Ces propos avaient été qualifiés de diffamatoires par la FPMQ et la FPMTT, qui avaient mis en demeure le maire de Mont-Tremblant et la mairesse de la municipalité de Lac-Tremblant-Nord, Kim Meyer, leur intimant de se rétracter.

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