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Une petite entreprise sur quatre risque de ne pas survivre à la pandémie au N.-B.

Un écriteau « fermé » suspendu à la porte vitrée d'un commerce le 4 février 2021 à Dieppe au Nouveau-Brunswick.

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante s'inquiète pour la survie des PME.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

Un quart des petites et moyennes entreprises au Nouveau-Brunswick songent à fermer d’ici la fin de l’année, affirme la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a effectué un sondage en ligne auprès de ses membres du 12 au 16 janvier. Environ un propriétaire de PME sur six, parmi les 4129 qui ont répondu au questionnaire au Canada, déclare qu’il envisage sérieusement de fermer ses portes.

Au Nouveau-Brunswick, ce serait même une PME sur quatre qui songerait à la fermeture.

Selon la fédération, plus de 2,4 millions de personnes perdraient leur emploi si un tel scénario se concrétisait à la grandeur du pays.

Louis-Philippe Gauthier, directeur des affaires provinciales à la FCEI pour le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard, croit que l’enquête interne dresse un portrait réaliste des difficultés considérables auxquelles les petites et moyennes entreprises sont confrontées.

Les PME traversent la pandémie sans voir clairement ce qui se dessine à l’horizon. En plus des changements aux mesures de santé publique, ils ressentent de l’incertitude face à l’avenir des programmes gouvernementaux de soutien et aux habitudes des consommateurs.

La fermeture de PME aura des répercussions qui ne s’arrêtent pas qu’aux entrepreneurs et leurs employés, prévient-il.

Louis-Philippe Gauthier, de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, conseille aux gens d'affaires de verser le montant réclamé par Revenu Canada, quitte à porter leur cause en appel.

Louis-Philippe Gauthier, de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Selon le nombre d’entreprises qui disparaîtront, l’impact sur les coffres de la province et des municipalités pourrait être fortement ressenti. Ces entreprises paient des impôts fonciers, municipaux et provinciaux, mentionne-t-il.

Bien que différents niveaux de gouvernements aient financé des programmes d’aide aux PME depuis le début de la pandémie, les changements constants dans leur gestion de la crise ont un effet sur les habitudes des consommateurs, ce qui touche les entreprises.

2021, comme « un cinquième trimestre » de 2020

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante dit compter environ 110 000 membres, dont environ 13 000 dans les provinces de l’Atlantique, incluant quelque 5000 au Nouveau-Brunswick.

Le début de 2021 est ressenti comme le cinquième trimestre de 2020, illustrait le mois dernier la vice-présidente de la FCEI, Laura Jones. Elle demande au gouvernement de permettre aux petites entreprises d’accueillir un nombre limité de clients, dans l’espoir que ces voies sécuritaires se traduisent par des ventes qui leur permettront de commencer à moins dépendre de l’aide gouvernementale.

Dans les Maritimes, Louis-Philippe Gauthier estime que le gouvernement du Nouveau-Brunswick devrait marteler le message qu’il est important d’appuyer les entreprises locales aussi souvent que possible, dans le respect des mesures de santé publique.

Dans quel état seront les petites entreprises quand il n’y aura plus d’aide fédérale et quel sera l’impact sur eux de la dette qui se sera accumulée?, demande M. Gauthier.

Avec les informations de CBC et La Presse canadienne

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