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Coupes forestières : comment trouver le juste équilibre?

De la machinerie forestière déplace des troncs d'arbres coupés.

Les coupes forestières près des secteurs urbains dérangent parfois les citoyens. (archives)

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Chaque année en Abitibi-Témiscamingue, des coupes forestières dérangent certains citoyens. La ligne est parfois mince pour les MRC ou les municipalités qui doivent respecter le quota de coupes demandé par le gouvernement tout en s’assurant de ne pas trop déranger leurs citoyens. Un équilibre qui n’est pas toujours évident.

Que ce soit la forêt récemment coupée près du lac Marlon à Rouyn-Noranda ou encore celle près du lac Roger entre Rouyn-Noranda et le Témiscamingue, plusieurs coupes forestières suscitent du mécontentement dans la population.

Chaque année, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs demande aux municipalités ou aux MRC de respecter un quota de bois à couper concernant les lots intramunicipaux.

Elles doivent donc décider à quel endroit ce bois sera coupé en collaboration avec le Ministère.

Il y a des gens partout dans la forêt, tous les adeptes de plein air, des chasseurs, campeurs, randonneurs. C’est sur et certain que personne ne veut voir une coupe forestière dans sa cour alors ce qu’on tente de faire dans notre planification, c’est de répartir les coupes en alternance sur l’ensemble du territoire, mais c’est certain qu’inévitablement on va parfois s’approcher du périmètre urbain, explique la mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire.

Elle rappelle d’ailleurs qu’il y a toujours un processus de consultation pour les citoyens. Dans le cas du lac Marlon, par exemple, une consultation a incité la municipalité à faire des modifications afin que la coupe forestière soit acceptée par les gens du secteur.

La coupe de bois, ce n’est pas un crime non plus quand c’est bien fait, et c’est ce qu’on fait. La vision des arbres coupés dans la population ça paraît très négatif, mais tout le monde en consomme du bois, que ce soit nos maisons, nos meubles, le chauffage et l’utilisation du bois contribue aussi à lutter contre les gaz à effet de serre, il faut que ce soit fait correctement et c’est ce qu’on fait, précise Diane Dallaire, qui assure que l’important est de trouver le bon équilibre pour exploiter la forêt de manière durable.

 Diane Dallaire et Claire Bolduc devant l'affiche d'ICI Abitibi-Témiscamingue dans notre station.

Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda, et Claire Bolduc, préfète de la MRC de Témiscamingue. (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Au Témiscamingue, la préfète, Claire Bolduc, affirme qu’il y a très peu de mécontentement au sein de la population.

Il n’y a pas nécessairement une levée de boucliers très importante là-dessus ici. Il faut savoir que sur les 19 000 km carrés du territoire aussi, les deux tiers du territoire, c’est de la forêt, alors pour l’instant il n’y a pas ce genre d’enjeu, affirme Claire Bolduc.

Elle précise que la préoccupation de la MRC en ce moment est surtout de protéger les érablières au Témiscamingue. Bien qu’elle soit satisfaite de la collaboration avec le ministère, Claire Bolduc croit qu’il serait important de simplifier le processus afin que ce soit plus facile à comprendre pour la population en général.

Dans la MRC Abitibi, le préfet Sébastien D’Astous affirme que la MRC a identifié des secteurs plus à risque comme des lacs, des zones de villégiature ou des endroits au potentiel récréotouristique afin d’éviter des coupes dans ces secteurs.

Sébastien D'Astous accorde une entrevue au centre-ville d'Amos, l'hiver.

Le maire d'Amos, Sébastien D'Astous (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

On fait vraiment attention aux endroits plus à risque et on fait vraiment une rotation pour s’assurer qu’on va en puiser ici et là sans trop créer de contraintes et de problématique, car vous savez quand on coupe du bois, il faut le transporter, ça met des camions sur les routes, ça amène de petits irritants qu’on essaie d’amoindrir, estime Sébastien D’Astous.

Il croit aussi qu’avec la pénurie de main-d'œuvre, il devient de plus en plus difficile de respecter le quota fixé par le gouvernement.

Il faut être créatif pour s’assurer que ce soit bien fait, en collaboration avec nos citoyens, avec l’environnement, mais il faut aussi s’assurer qu’il y a des entrepreneurs disponibles pour faire le travail, ajoute celui qui est aussi le maire d’Amos.

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