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Un engouement pour l'énergie solaire

Une maison avec des panneaux solaires.

Située à Saint-Nazaire, cette résidence permanente fonctionne uniquement grâce aux panneaux solaires installés sur le toit.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Laurie Gobeil

De plus en plus de consommateurs profitent de l’énergie solaire, une ressource pratiquement inépuisable, pour leur chalet, leur camp de chasse, leur véhicule récréatif ou pour répondre à tout autre besoin.

Selon le président d’Énergie solaire Québec, Patrick Goulet, cet engouement se fait sentir partout en province. Il y a eu comme un boom pour le solaire. En faisant le tour des installateurs, on le constate. D'ailleurs, je viens de parler à quelqu’un de Rivière-du-Loup et il me disait qu'il n'avait jamais été aussi occupé. Et ce n'est pas le premier. Dans la région de Montréal, c'est la même chose, a-t-il énoncé.

Le copropriétaire de Couture auto électrique, à Alma, Frédéric Lavoie, remarque aussi cette quête d’autonomie partout au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les ventes de son entreprise sont de trois à quatre fois supérieures à ce qu'elles étaient il y a cinq ans, si bien qu'une plateforme transactionnelle uniquement pour les produits reliés à l'énergie solaire vient d’être créée.

Les gens cherchent à être autonomes et cherchent à créer leur petit coin de paradis. Ça permet de rêver et de se dire qu'on va avoir accès à n'importe quel territoire et être complètement autonome.

Deux Jeannois en quête d'autonomie

Les Jeannois François Carrier et Frédéric Girard ont tous les deux opté pour l’installation de panneaux solaires pour réaliser leur objectif. Ils représentent bien une tendance observée depuis le début de la pandémie, alors que l'énergie solaire a gagné en popularité dans la région.

Frédéric Girard rêvait de transformer son chalet, situé à Saint-Nazaire, en maison et vivre l'autonomie énergétique en forêt.

Toutes les fois que l'on partait d'ici, on se disait que c'était plate et qu'on aimerait vivre ici plus longtemps. C'est en 2014 que nous sommes venus nous établir ici à l'année, raconte-t-il.

Cependant, dans le contexte du télétravail, Frédéric Girard ne parvient pas à être complètement autonome. Il aimerait notamment réduire l’utilisation de sa génératrice, qu’il doit utiliser actuellement pendant deux heures le matin et deux heures le soir.

Un homme sourit dehors l'hiver.

Frédéric Girard a choisi il y a quelques années de partir de Montréal pour revenir dans sa région natale. Il a concrétisé son rêve de vivre en forêt grâce à son système de panneaux solaires.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Je me suis installé un système au propane. Il est à air poussé, donc il consomme plus d'énergie. À cause de ça, l'hiver, il m'en manque un peu plus. Si je changeais pour des batteries plus efficaces, je diminuerais un peu ma dépendance à ma génératrice, explique-t-il.

L'Almatois François Carrier s'était quant à lui juré d'avoir son véhicule récréatif complètement autonome pour découvrir les quatre coins de l'Amérique.

Moi je suis un amant de la nature. C'était officiel pour moi que je ne voulais pas aller vers un campeur de 45 pieds. Je voulais quelque chose qui consomme peu. Et je savais que, souvent, j’irais dans des endroits où il n'y avait pas de service, d'électricité entre autres. Je voulais être autonome complètement.

Un homme sourit dans un véhicule récréatif.

L’Almatois François Carrier a travaillé durant deux mois pour aménager l’intérieur de son véhicule.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Le passionné de plein air envisageait de concrétiser ce projet à la retraite, mais un événement l’a forcé à revoir ses priorités.

Je suis sorti des funérailles d’un ami avec qui je travaillais, et je me suis dit que les projets, nous devons les vivre au jour le jour, raconte celui qui a aussitôt commandé son véhicule. Deux mois ont été nécessaires pour aménager l’intérieur. François Carrier compte visiter de nombreuses destinations vélo en compagnie de sa conjointe.

Un véhicule récréatif gris dehors l'hiver.

Ce véhicule récréatif fonctionne complètement à l’énergie solaire.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Je peux partir des mois et des mois. À partir du moment où je roule avec le véhicule, où il y a du soleil, je n'ai pas besoin d’une autre source d'énergie, se réjouit-il.

Raisons de se tourner vers l’énergie solaire

Hormis la quête d'autonomie, les consommateurs se tournent vers cette forme d'énergie pour avoir un système silencieux, un faible impact sur l'environnement et même en raison d’une prise de conscience de leur consommation.

Au Québec, nous avons la chance d'avoir l'électricité, mais ça a l'inconvénient peut-être de nous rendre un peu moins sensibles à cet aspect-là [la consommation]. Avec l'énergie solaire, de un, on se rend compte que l'on consomme un peu plus que l'on pense. Et on se rend compte de l'importance de diminuer notre consommation plutôt que de chercher à produire plus, de mentionner Frédéric Lavoie.

Branchés aux appareils intelligents, les systèmes permettent de communiquer en temps réel la production d’énergie réalisée par les panneaux.

J'ai vu des gens devenir même obsessifs de leur consommation de production de panneaux. Là, c'est là qu'ils optimisent leur maison et qu’ils réfléchissent à chaque geste du quotidien, soutient Patrick Goulet.

Le coût d'une installation varie selon le type de besoins. Selon Frédéric Lavoie, on peut passer d'un budget de 2000 $ pour faire fonctionner un camp de chasse à 50 000$ pour une résidence qui serait complètement autonome. Il mentionne toutefois que la majorité des gens possèdent des ensembles d'entre 10 000$ et 20 000$ pour une résidence secondaire de quatre personnes.

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