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Des spas et salons de quilles surpris des restrictions en zone orange

Des quilles placées à côté d'une piste.

Les salons de quilles ne sont pas autorisés à rouvrir, même en zone orange. (archives)

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Alors que les bilans quotidiens permettent d’espérer un passage en zone orange dans la région de Québec, certains propriétaires d’entreprises ont déchanté lorsqu’ils ont appris qu’ils seraient contraints à rester fermés même avec l’abaissement du niveau d’alerte.

Les propriétaires de salons de quilles et de spas, par exemple, ont appris la nouvelle lorsque six régions du Québec sont passées à l’orange au début de la semaine. Au même titre que les cinémas, ils ne font pas partie des commerces jugés non essentiels autorisés à accueillir des clients de nouveau.

Pour plaider leur cause auprès du gouvernement, près d’une quarantaine de salons de quilles du Québec ont fondé une nouvelle association. L’un des fondateurs est copropriétaire du salon de quilles Limoilou.

Le copropriétaire du salon de quilles Limoilou, Guillaume Simoneau dans son établissement.

Guillaume Simoneau est copropriétaire du salon de quilles Limoilou.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

L’objectif de Guillaume Simoneau est de faire comprendre au gouvernement et aux autorités de santé publique qu'on est capable d'être sécuritaire alors qu’à la réouverture permise à l’automne, aucune éclosion de COVID-19 ne s’est déclarée dans son établissement.

Nos locaux sont grands, donc on est capable facilement de respecter la distanciation, avec un système de réservation, on est capable de faire arriver les gens à des heures différentes, fait-il valoir. L’Association des propriétaires de salons de quilles du Québec travaille à la rédaction d’un plan de réouverture qu’elle souhaite présenter au gouvernement Legault.

Aide financière

Même si ce plan est accepté, le jeune entrepreneur qui a fait l’acquisition du salon de quilles il y a à peine deux ans s’inquiète pour la survie de son entreprise à moyen terme. Contrairement à d'autres sports, une ligue de quille, ça regroupe 25, 30 ou 40 personnes au même endroit en même temps. Ça, naturellement à court terme, ce ne sera pas possible, analyse-t-il.

Il estime que même au moment où la réouverture sera permise, son industrie aura besoin d’une aide financière des gouvernements. Guillaume Simoneau suggère une aide directe qui serait calculée selon le nombre d’allées dans chaque salon de quille. Depuis le début de la pandémie, il estime avoir perdu environ 90 % de ses revenus.

Ça me fait très peur

Au Nordique spa de Stoneham, le propriétaire a lui aussi été surpris d’apprendre qu’il devrait rester fermer même si la région de Québec change de couleur. Ça me fait très peur parce qu'on pense que la région de Québec va virer au orange bientôt et on a tellement hâte d'avoir le droit d'ouvrir parce qu'on a été dans les premiers à fermer, se désole Hugues Lavoie, le propriétaire du spa.

Hugues Lavoie devant le Nordique spa de Stoneham en hiver.

Hugues Lavoie est le propriétaire du Nordique spa de Stoneham.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Jusqu’à présent, il évalue ses pertes à environ 200 000 $, dont la moitié ont été compensés par les programmes d’aide gouvernementaux. Si les spas sont destinés à rester fermés, il demande lui aussi au gouvernement un plan d’aide financière spécifique à son industrie, à l’image des 4,6 millions de dollars octroyés par Québec aux salles de cinéma en décembre.

Bien qu’il ne soit pas au bord de la faillite, l’absence de revenu le force à repousser ses projets de développement et à puiser dans ses économies pour ses vieux jours.

Nos entreprises, c'est nos REER, nos fonds de pension et présentement, l'argent que je puise, c'est de l'argent que je n' aurai pas pour ma retraite, conclut-il.

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