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La SANB et la FÉÉCUM reviennent à la charge dans le dossier NCLEX

La Cour d'appel du Nouveau-Brunswick entendra leur cause le 19 février.

Un manuel de préparation à l'examen d'entrée à la profession infirmière.

La SANB et la FÉÉCUM veulent intervenir devant les tribunaux dans le dossier de l'examen NCLEX (archives).

Photo : Radio-Canada

Pascal Raiche-Nogue

Deux organismes francophones du Nouveau-Brunswick reviennent à la charge contre le NCLEX, l'examen d'entrée à la pratique d'infirmière. La semaine prochaine, ils tenteront d'obtenir le droit d'intervenir devant les tribunaux dans ce dossier controversé.

En 2018, la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et la Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) ont déposé un avis de poursuite contre l’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB).

Selon la SANB et la FÉÉCUM, l’AIINB ne respecte pas les droits linguistiques des francophones en contraignant les infirmières diplômées de réussir l’examen NCLEX pour accéder à la profession.

Ce test en ligne conçu aux États-Unis suscite de vives critiques dans la communauté francophone. C'est qu'il existe moins de matériel préparatoire en français qu’en anglais. De plus, les personnes qui le passent en français ont un taux de réussite moins élevé que celles qui le passent en anglais.

Les démarches de la SANB et de la FÉÉCUM dans ce dossier ont dérapé avant même la tenue d’un procès.

L’AIINB a demandé à la Cour du Banc de la Reine de leur fermer la porte, en alléguant qu’elles ne sont pas directement concernées par l’objet de la demande. Elle a aussi réfuté les allégations faites par les organismes francophones.

Cette tactique juridique a porté ses fruits.

Le juge Jean-Paul Ouellette a donné raison à l’AIINB en janvier 2020 et a tranché que la SANB et la FÉÉCUM ne pouvaient pas intervenir dans ce dossier.

Il a déterminé qu’elles ne sont pas touchées directement et qu’elles n’ont pas d’expertise particulière quant à l’examen NCLEX.

Les organismes ont porté la décision du juge Ouellette en appel. La prochaine manche de cette lutte se jouera le 19 février en Cour d’appel du Nouveau-Brunswick, à Fredericton.

La SANB et la FÉÉCUM tenteront alors de convaincre les juges du plus haut tribunal de la province qu’elles ont bel et bien le droit de poursuivre l’AIINB pour tenter de faire tomber l’examen NCLEX

Le palais de justice à Fredericton.

La cause de la FÉÉCUM et de la SANB sera entendue la semaine prochaine en Cour d'appel du Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Pas de commentaires des trois parties impliquées

Radio-Canada a contacté les trois parties pour tenter d’obtenir des commentaires.

Le président de la SANB, Alexandre Cédric Doucet, note dans une déclaration écrite que son organisme, à titre de porte-parole des francophones de la province, doit avoir la capacité d’agir sur cette question d'importance primordiale pour les francophones de la province.

Le président de la FÉÉCUM, Alex Arseneault, affirme pour sa part que lui et ses collègues sont particulièrement concernés par le dossier.

Ces deux leaders francophones n’ont pas voulu nous accorder d’entrevue ou faire plus de commentaires, vu que le dossier est encore devant les tribunaux.

La porte-parole de l’AIINB, Jennifer Whitehead, nous a répondu la même chose. Nous ne sommes pas en mesure de commenter une affaire qui est présentement devant les tribunaux, a-t-elle affirmé par courriel.

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