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Jusqu'à 44 cas de nouveaux variants à Montréal

Un travailleur de la santé couvert d'équipement de protection mais un échantillon dans un sac à Samut Sakhon, en Thaïlande.

La santé publique surveille activement les échantillons de cas positifs à la COVID-19 pour y détecter les cas de nouveaux variants.

Photo : AFP / JACK TAYLOR

Radio-Canada

Les opérations de dépistage ont révélé l'existence d'au moins 44 cas potentiellement porteurs d'un nouveau variant du coronavirus sur le territoire de Montréal, essentiellement celui identifié au Royaume-Uni, rapporte la santé publique.

Jusqu’ici, 9 neufs cas de variant du coronavirus ont été officiellement confirmés par séquençage sur le territoire de Montréal, a précisé mercredi en point de presse la directrice régionale de la santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin.

À ces cas s'ajoutent cependant 12 autres personnes qui ont contracté la maladie par liens épidémiologiques, c’est-à-dire après avoir été en contact rapproché avec une autre personne.

Au moins 23 autres cas considérés comme suspects ont aussi été repérés dans les laboratoires de la région de Montréal. Ce qui porte à 44 le nombre potentiel de cas détectés de nouveaux variants.

Selon la Dre Drouin, la majorité de ces cas sont liés au variant découvert au Royaume-Uni et ont un lien avec des voyages à l’extérieur du pays.

Trois nouvelles souches du coronavirus font l’objet d’une attention particulière de la part des laboratoires de la santé publique de Montréal, soit celle d’abord identifiée au Royaume-Uni, celle du Brésil ainsi que la souche apparue en Afrique du Sud.

La santé publique de Montréal est particulièrement préoccupée par la propagation de ces nouvelles souches du coronavirus réputées plus virulentes ou plus contagieuses dans un bassin de population aussi important que celui de la région métropolitaine.

Onze cas de variants étrangers ont été officiellement confirmés jusqu’ici au Québec, soit neuf cas du variant britannique et deux de la souche d’abord identifiée en Afrique du Sud.

Pour la Dre Drouin, rien n’est gagné à Montréal malgré la baisse des cas et des hospitalisations observée depuis le début janvier. Les statistiques montrent en effet une stagnation des nouveaux cas de COVID-19 à Montréal qui demeurent en moyenne autour de 500 par jour.

Le taux de reproduction du coronavirus qui était passé sous la barre symbolique du 1 à Montréal est par ailleurs récemment revenu à ce niveau.

On est maintenus au palier rouge, un rouge que j'appelle très franc et surtout en alerte face à l'introduction possible de variants dans une région métropolitaine comme Montréal.

Mylène Drouin, directrice régionale de la santé publique de Montréal

La chef de la santé publique souligne cependant une amélioration de la situation dans les milieux de travail et dans les milieux de la santé, où le nombre d’éclosions et de cas est à la baisse.

Les cas et les éclosions ont par contre augmenté dans le milieu scolaire et dans les services de garde à la suite de la rentrée des classes, note la Dre Drouin.

Pour ce qui est des capacités d’hospitalisation, la situation s’améliore à Montréal si on en croit la présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-sud-de-l'Île-de-Montréal, Sonia Bélanger.

Oui, les hospitalisations diminuent, mais les soins intensifs diminuent beaucoup plus lentement. Donc, il y a encore une pression importante qui s'exerce dans les différents hôpitaux de Montréal au niveau des soins intensifs, a tout de même souligné Mme Bélanger.

Actuellement, environ 72 000 des 2 millions de personnes qui vivent à Montréal ont été vaccinés, selon Sonia Bélanger, qui ajoute que la vaccination est en chute libre actuellement en raison du manque de vaccins.

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