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L’Université de Regina devra révéler les donateurs pour ses recherches pétrolières

Emily Eaton devant le bâtiment de la Cour du banc de la Reine.

La professeure de l'Université de Regina Emily Eaton va obtenir le nom des donateurs qui financent les recherches de l'établissement. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

Radio-Canada

La Cour du banc de la Reine a donné raison à la professeure Emily Eaton lundi 8 février : l’Université de Regina va devoir lui fournir des informations sur les personnes et les organisations qui financent la recherche sur l'industrie pétrolière et gazière.

Exiger que les informations sur l'identité des donateurs soient divulguées est conforme à la promotion de la transparence, de l'ouverture et de la responsabilité des établissements publics, tels que l'Université , écrit la juge Meghan McCreary dans sa décision rendue publique mardi.

L’Université de Regina soutenait qu’elle ne faisait pas de censure, mais respectait simplement une exception législative en refusant de révéler ces informations. Un argument qu’a réfuté l’avocat d'Emily Eaton, Daniel Leblanc, qui a rappelé à la Cour que l’Université est publique et a l’obligation d’être transparente et de rendre des comptes lorsqu’il le faut.

Une longue quête vers ces informations

Emily Eaton, qui est professeure adjointe du département de géographie et des sciences environnementales de l'Université de Regina, s’est tournée vers la justice après que l'université lui eut refusé l'accès aux ressources contenant le nom des donateurs des recherches sur les énergies fossiles.

Il y a quelques années, elle a commencé une étude portant sur l’influence possible que l'industrie pétrolière pourrait avoir sur les recherches faites au sein de l'Université de Regina. Sur les centaines de projets de recherches sur lesquels elle s’est penchée en faisant appel à la Loi provinciale sur l’accès à l’information, l’établissement n’a accepté de n’en révéler que le titre et le montant octroyé, refusant d’en dire plus.

Après sa demande infructueuse et une décision du commissaire à la vie privée lui étant favorable, mais à laquelle l’Université s’est opposée, elle s’est finalement tournée vers la justice.

Emily Eaton a publié un message sur son compte Twitter mardi pour approuver la décision de la juge.

L'Université se défend

L’Université de Regina a officiellement répondu à la décision de la juge dans un communiqué de presse.

Elle répond qu'elle a toujours été disposée à fournir une partie des informations à Emily Eaton et qu'elle est également libre de demander directement à ses collègues de les lui fournir.

La position de l'Université a toujours été basée sur la protection de nos chercheurs et la garantie de l'intégrité de la recherche. Souvent, les chercheurs universitaires mènent des travaux uniques, sensibles, controversés, confidentiels et potentiellement exclusifs.

Avec les informations de La Presse canadienne

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