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Volte-face pour des contrôles routiers dans l'Est-du-Québec?

Des voitures arrêtées et un policier sur la route.

Des mesures spéciales seront imposées par le gouvernement du Québec pour limiter la propagation de la COVID-19 entre les régions.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Sophie Martin

Contrairement à ce que le gouvernement a affirmé la semaine dernière, l’Est-du-Québec pourrait retrouver des barrages ou des contrôles policiers sur son territoire. Avec la semaine de relâche qui arrive à grands pas, des mesures pour limiter les contacts et les déplacements entre les régions seront mises en place, reste à préciser lesquelles.

C’est la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, qui a donné quelques détails supplémentaires, mercredi matin. François Legault avait déjà semé le doute mardi, dans son point de presse, alors qu’il disait ne pas écarter l’idée d’ajouter des mesures spéciales durant cette période de congé.

On a une inquiétude avec la semaine de relâche. Habituellement, il y a une espèce de grosse soupe, de gros brassage de population durant la semaine de relâche, même si les gens restent au Québec.

François Legault

Pourtant, le 28 janvier, le premier ministre laissait entendre que des contrôles seraient difficiles à mettre en place pour une question d'effectifs policiers.

Et le 3 février, Geneviève Guilbault réitérait qu'il n'y aurait pas de barrages entre les régions, laissant entendre que [les] policiers [étaient] déjà très occupés.

Contrôles ou barrages routiers?

L’hypothèse des barrages n’est donc plus écartée par le gouvernement, ce qui n’est pas bien reçu de tous dans les régions de l'Est-du-Québec.

Martin Ouellet, député de René-Lévesque, sur la Côte-Nord, est d'avis qu'un barrage routier n'est pas la seule option, et qu'il faut plutôt avoir une vue d'ensemble. La présence des motoneigistes rend la tâche plus difficile. Évidemment les barrages pourraient être une option, mais est-ce qu'on pourrait aussi interdire la location des chalets issus de l'extérieur? On a aussi des motoneigistes qui viennent sur notre territoire et même si on met un barrage du côté de la 138,  il n'y a rien qui peut empêcher les touristes en motoneige de venir en Haute-Côte-Nord ou de venir dans la Manicouagan et même dans certains cas peut-être se rendre du côté de Sept-Îles et vers la Basse-Côte-Nord.

Le maire de Rimouski, Marc Parent, dit avoir des préoccupations face à cette possibilité. Avec le déconfinement qu’il juge très encadré, et le retour possible des mesures, il croit que les citoyens de la région doivent avoir l’heure juste afin de pouvoir respecter les règlements et planifier, puisque le tout a tendance à être ambigu.

Pour le député de la circonscription de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, les conséquences de la semaine de relâche sont déjà prévisibles. De nombreux touristes hivernaux sont déjà présents. M. Bérubé demande le retour des barrages routiers au Bas-Saint-Laurent afin de contrôler l'accès au territoire.

Pascal Bérubé, derrière un micro et devant des drapeaux du Québec en conférence de presse.

Pascal Bérubé, député de la circonscription de Matane-Matapédia.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Le Dr Yv Bonnier-Viger, directeur régional de la santé publique pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, est d'avis que si l'idée devait se concrétiser, ce devrait être des contrôles routiers avec vérifications aléatoires. L'interdiction de se promener entre régions serait également sur la table. Selon lui, s'il en venait à faire de vrais barrages, ça prendrait la collaboration de l'armée, puisqu'il est facile de passer par les bois.

Du côté de la Côte-Nord, le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, dit appuyer la santé publique dans quelconque démarche que ce soit. Si Dr Fachehoun ou notre directeur de la santé publique de la Côte-Nord fait la demande, clairement on va l'appuyer puis on va le demander auprès des gouvernements. Pour l'instant, on sait qu'il y a des contrôles aléatoires sur notre région, donc des policiers qui vérifient, qui peuvent vérifier, qui le font, sur le territoire, s'ils ont l'impression qu'il y a des gens qui n'ont pas d'affaire ici.

Situation dans l'Est-du-Québec

Présentement, en Gaspésie, au Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord, seulement 30 cas sont actifs sur les 10 994 actifs au Québec. Ce chiffre représente 0,27 % des cas actifs de la province.

Depuis le 8 février, l'Est-du-Québec ainsi que trois autres régions, se maintiennent dans la zone orange contrairement au reste du Québec qui est dans le rouge. Toutefois, si le variant de la COVID devait remonter jusque dans l'Est-du-Québec, le Dr Bonnier-Viger, mentionne que la zone serait changée pour le rouge.

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