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Ottawa s'engage à investir 15 G$ en huit ans dans les transports en commun

Un ouvrier sur le chantier de la Rive-Sud du REM.

Le chantier du Réseau express métropolitain (REM) sur la rive sud de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le premier ministre canadien Justin Trudeau s’est engagé mercredi à investir 14,9 milliards de dollars au cours des huit prochaines années dans de nouveaux projets de transport en commun.

Cela inclut un nouveau fonds de 3 milliards de dollars par année financé de façon récurrente à partir de 2026, destiné spécifiquement aux projets de transport collectifs des villes.

Les municipalités bénéficieront ainsi d'un financement stable et prévisible dont elles ont besoin pour planifier l’avenir du transport collectif, a-t-il dit.

Considérant que 3 G$ seront investis dans le fonds permanent pour les villes pour les années 2026, 2027 et 2028, il restera en fait 5,9 G$ pour d'autres projets de transports en commun.

M. Trudeau n’a annoncé aucun nouveau projet spécifique pouvant bénéficier de ces investissements. Il n’a pas précisé non plus comment l’investissement de 5,9 G$ sera ventilé d'ici 2029.

D'ici là, les Canadiens auront été convoqués aux urnes à au moins deux reprises, sinon plus.

Dans un communiqué, Infrastructure Canada indique qu'il mettra sur pied le fonds destiné aux villes après avoir consulté les provinces, les municipalités, les organismes de transport en commun et d'autres partenaires.

L'argent pourra servir à accélérer de grands projets de transport en commun ou à financer le prolongement de grands réseaux déjà existants.

Il pourra aussi être utilisé pour convertir des réseaux à l'énergie électrique propre ou pour favoriser d'autres modes de transport actifs, comme le vélo, par la construction de passerelles ou de pistes cyclables.

Ottawa dit aussi vouloir aider les Canadiens des régions rurales et les communautés autochtones à développer des solutions de transport en commun adaptées à leurs besoins.

Des consultations sur la conception du financement permanent pour le transport en commun débuteront prochainement afin de déterminer comment tous les ordres de gouvernement peuvent travailler en partenariat, précise-t-on.

Le gouvernement a indiqué que son annonce s'inscrit dans ses efforts pour créer un million d'emplois dans le cadre de son plan de relance économique, mais aussi dans son plan de lutte contre les changements climatiques.

La Fédération canadienne des municipalités (FCM) a salué par communiqué un investissement transformateur qui permettra de relancer l'économie canadienne avec vigueur.

Ces investissements créent des emplois, réduisent les temps de déplacement, diminuent les émissions de gaz à effet de serre et stimulent une croissance économique dans l’ensemble du pays, a-t-elle commenté.

La FCM rappelle néanmoins que les organismes de transport en commun connaissent des problèmes d'exploitation importants depuis le début de la crise de la COVID-19.

Les revenus ont chuté pendant la pandémie avec les baisses d’achalandage, et pour combler ce manque à gagner, les villes sont obligées d’annuler ou de reporter des projets d’immobilisations créateurs d’emplois, indique-t-elle.

Les villes ne peuvent pas encore envisager de nouvelles avenues de croissance. Sur ce plan, il faut avoir une conversation rapidement avec nos partenaires fédéraux et provinciaux.

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