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Le criblage pour détecter plus rapidement des variants du coronavirus au Québec

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Illustration de la réplication du coronavirus.

Il y aurait trois variants d'intérêt en ce moment au Canada: les variants britannique, brésilien et sud-africain.

Photo : getty images/istockphoto / Sener Canoz

La découverte de la présence du variant sud-africain du coronavirus en Abitibi-Témiscamingue risque d’accélérer l’utilisation du criblage comme méthode de détection des variants présents dans la province.

Deux méthodes de détection sont actuellement utilisées, soit le séquençage et le criblage. Le séquençage permet d’analyser la génétique complète d’un virus. C’est la méthode la plus utilisée pour le moment, selon Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Si on veut être capables de bien suivre l'évolution, ça va prendre quelque chose de plus agile, de plus rapide que le séquençage, précise-t-il.

Le séquençage demande des équipements spécialisés qui sont toutefois rares au Québec, ce qui ralentit la détection des variants.

On est capables de les identifier, mais de les identifier quand même tardivement. Faire le séquençage complet du virus, ça demande un équipement particulier, qui est disponible à un seul endroit au Québec, explique-t-il au micro de l'émission Première heure.

Qu'est-ce que le criblage?

Le criblage vise plutôt à identifier uniquement certaines molécules actives d'un virus. Les résultats sont obtenus plus rapidement et cette technique demande aussi moins d’équipements spécialisés.

Les gens qui ont la COVID, on va pouvoir vérifier, chez ces virus-là, est-ce qu'on retrouve les trois groupes de mutations qui nous intéressent, soit les mutations associées aux variants sud-africain, brésilien et britannique.

Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec

En ayant les données plus rapidement, l'avantage est de pouvoir réagir aussi plus vite afin de ralentir la propagation de ces variants plus contagieux.

Au moment où on trouve ces variants, il faut que le traçage des contacts et que les mesures autour de ces cas-là soient vraiment beaucoup plus étanches, si c'est possible, que ce qu'on fait, souligne l’épidémiologiste.

Séquençage toujours essentiel

Si le criblage permet d’identifier rapidement les variants connus, il ne faut pas pour autant abandonner le séquençage complet des virus.

Gaston De Serres affirme qu’environ 10 % des échantillons doivent tout de même être séquencés, afin de pouvoir détecter de nouvelles mutations.

Je peux prévoir qu'il va y avoir plein de variants qui vont arriver. Il n'y a aucun doute. Est-ce qu'ils seront préoccupants? C'est possible. Mais, la grande menace actuelle, c'est la transmissibilité et que les virus ne développent pas de capacité à contourner le vaccin, conclut l’expert.

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