•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Valérie Plante presse Ottawa de mieux contrôler les armes de poing

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, en point de presse devant un micro.

La mairesse Valérie Plante qualifie la circulation des armes de poing de « fléau ».

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Dans la foulée du meurtre de la jeune Meriem Boundaoui dimanche à Saint-Léonard, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, presse une fois de plus Ottawa d’exercer un meilleur contrôle sur les armes de poing.

Mme Plante a réitéré cette demande au premier ministre Justin Trudeau mercredi matin, dans le cadre d'une rencontre virtuelle avec le caucus des grandes villes canadiennes.

Quant à M. Trudeau, il s'est engagé à poursuivre le travail amorcé.

La mairesse souligne que cette demande se fait l’écho de celle de plusieurs autres grandes villes au pays, qui considèrent que les municipalités n'ont pas à gérer ce dossier.

Mme Plante voudrait donc que, un peu à l’exemple des armes d’assaut dont l’achat et la vente ont été considérablement restreints l’an dernier, le gouvernement fédéral réglemente pour limiter également l’accès aux armes de poing.

C’est un fléau en ce moment et ça n’a pas de sens que ce soit uniquement les villes qui légifèrent une à la suite de l’autre, a-t-elle déploré.

La mairesse de Montréal demande par ailleurs à Québec de contribuer financièrement pour que des travailleurs sociaux puissent accompagner les patrouilles de police.

Montréal est confrontée à une importante augmentation des événements violents impliquant une arme à feu.

Plus de 440 incidents impliquant des armes à feu se sont produits à Montréal l'an dernier, selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). C'est une augmentation de 15 % par rapport à 2019.

Une escouade contre le trafic d'armes

Plus tôt, au micro de Tout un matin, la mairesse avait indiqué que l'escouade permanente dédiée à la lutte contre le trafic d’armes à Montréal, annoncée en décembre dernier, se mettra finalement au travail d'ici deux semaines.

La mairesse assure que son plan de lutte contre le trafic des armes à feu, dont la mesure phare est la création de l'escouade spéciale, est bel et bien en marche, malgré des retards dans l'échéancier. Le projet, baptisé ELTA, devait initialement voir le jour au bout de quatre à six semaines, soit à la fin du mois de janvier.

La COVID, ça n'excuse pas tout, mais ça vient quand même rajouter un poids sur certaines instances, dont le SPVM, qui travaille très fort, a justifié la mairesse.

L'escouade spéciale, qui doit fonctionner à même le budget du SPVM, sera composée de 30 membres du corps policier, a indiqué Mme Plante.

Cette équipe aura pour but d'arrêter les têtes dirigeantes des réseaux de trafiquants à Montréal. Les agents qui en feront partie seront en mesure d'enquêter plus en profondeur afin de démanteler les réseaux, selon le SPVM.

Il fallait aller chercher les policiers et les former. Là, l'équipe est prête. Elle va être en action d'ici deux semaines.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

La mairesse a réitéré sa volonté de livrer une lutte sans merci au trafic des armes illégales.

On n’est pas vraiment dans une situation de gangs de rue […] On se retrouve avec des gens, des jeunes qui, pour différentes raisons, ont des armes à feu illégales, a-t-elle expliqué. On dirait que ça rentre plus dans une stratégie d'intimidation.

Outre la création de cette escouade, la Ville entend notamment bonifier l'aide aux organismes communautaires et augmenter la présence policière dans tout Montréal, particulièrement dans les arrondissements de Montréal-Nord, Rivière-des-PrairiesPointe-aux-Trembles et Saint-Léonard.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !