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COVID-19 : des accommodements pour les athlètes qui reviennent au Canada

Le gouvernement veut faciliter le retour au pays des sportifs de haut niveau.

Le coureur de fond québécois Charles Philibert-Thiboutot.

Le coureur de fond québécois Charles Philibert-Thiboutot aux Jeux olympiques de Rio en 2016.

Photo : Reuters / Dylan Martinez

Radio-Canada a appris qu’Ottawa est prêt à consentir des accommodements à 750 athlètes olympiques et paralympiques, ainsi qu'à des membres du personnel d’appui, alors que s’amorce la dernière ligne droite avant les prochains Jeux olympiques.

Frais de 2000 $, séjour de trois jours à l’hôtel : les nouvelles règles d’Ottawa qui entreront bientôt en vigueur risquent de compliquer la vie de beaucoup d’athlètes qui n’ont pas le choix de se rendre à l’étranger pour s’entraîner ou se qualifier pour les Jeux de Tokyo.

Selon nos informations, cela pourrait prendre la forme d’un mécanisme pour couvrir les frais de 2000 $ auxquels ils seront assujettis.

Dans beaucoup de sports olympiques, les athlètes ne sont pas dans des situations financières qui permettent d'ajouter à grands coups de 2000 $ des dépenses comme ça, explique le coureur de demi-fond québécois Charles Philibert-Thiboutot, qui est en Europe actuellement pour concourir et bâtir son classement mondial.

Il se rapproche ainsi d’une participation aux prochains Jeux olympiques. On n'a pas le choix de sortir du pays pour avoir accès à nos compétitions, fait-il remarquer.

Le ministre fédéral du Patrimoine canadien confirme qu’une entente a été conclue entre son gouvernement, le Comité olympique canadien et les grandes fédérations sportives pour faciliter le retour des athlètes au pays.

Nous avons trouvé une solution pour accommoder nos athlètes de haut niveau et on travaille sur les modalités, a déclaré Steven Guilbeault en entrevue à Radio-Canada. Les détails de cette exemption seront annoncés au cours des prochains jours.

La dernière chose qu'on veut faire, c'est de leur mettre des bâtons dans les roues.

Une citation de :Steven Guilbeault, ministre du Patrimoine canadien

La mise en œuvre sera très rapide, puisque nous avons déjà des athlètes qui sont à l'extérieur et qui sont sur le point de revenir, alors il faut avancer rapidement là-dessus, explique le ministre.

Assouplissement de la quarantaine?

Des règles de quarantaine plus souples sont aussi demandées pour permettre aux athlètes de continuer leur entraînement lorsqu’ils reviennent au Canada.

Toutefois, un assouplissement aux conditions d’isolement et de quarantaine semble peu probable, selon une source au fait du dossier. Les athlètes devront vraisemblablement passer trois jours à l’hôtel comme tout le monde.

Une pause de deux semaines, si près des Olympiques, peut représenter un énorme défi pour eux, explique Simon Nathan, directeur de la haute performance d'Athlétisme Canada.

Arrêter l'entraînement, même trois ou quatre jours, peut avoir un effet dévastateur sur la préparation d’un sportif de haut niveau, selon M. Nathan.

Dans la tête des athlètes, ça donne un avantage à tous leurs adversaires qui sont probablement en train de s’entraîner deux fois par jour avec leur entraîneur, explique Simon Nathan. Il y a un coût physique et il y a un énorme coût mental également.

Avant l’annonce d’une entente, Simon Nathan disait espérer qu’une solution soit trouvée pour ces athlètes qui mettent leur vie sur pause pour le Canada afin d’être compétitifs et de prouver de quoi ils sont capables.

Ottawa n’a toujours pas confirmé quand entreront en vigueur les nouvelles restrictions pour les voyageurs qui reviennent au Canada à bord d’un vol international, mais a évoqué la cible de la mi-février.

C’est la première fois que le gouvernement Trudeau détermine publiquement un groupe qui bénéficiera d’un assouplissement. Ce sera l’exception, pas la règle, affirmait le premier ministre du Canada la semaine dernière.

On va toujours essayer de voir s’il y a des cas extrêmes où on peut faire des petites exceptions. Mais même en faisant des exceptions au cas par cas, on ne va pas mettre à risque les Canadiens, avait-il souligné.

Des exemptions sont aussi réclamées pour les gens qui doivent effectuer des déplacements pour des motifs humanitaires, comme la mort d’un proche, ou subir des traitements médicaux à l’étranger, par exemple.

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