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Des hausses de loyer de 500 $ par mois pour des aînés

Un dame âgée compte ses sous, posés sur une table devant elle.

Des hausses importantes de loyers dans certaines résidences privées pour aînés de la région de Rimouski (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

Des résidences privées pour aînés (RPA) imposent des hausses de loyer pouvant aller jusqu'à 40 % d'augmentation. Des montants beaucoup trop importants pour certains résidents.

La directrice générale du Centre d'assistance et d'accompagnement aux plaintes, Nathalie Lavoie, estime que près du tiers des plaintes reçues depuis le début de l'année porte sur des hausses de loyers.

Aux résidences de L'Immaculée, au centre-ville de Rimouski, des locataires ont reçu des avis d’augmentation de 500 $ par mois, soit 40 % du loyer.

La devanture de l'immeuble de 4 étages, en hiver.

Les résidences de l'Immaculée, au centre-ville de Rimouski

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

La direction confirme que c’est le cas pour une vingtaine de locataires sur ses 120 résidents. Il s’agit, selon les responsables de l’établissement, d’ajustements à des loyers très bas dont bénéficient des locataires qui occupent les lieux depuis plus d’une dizaine d’années.

Le propriétaire, Patrice Laflamme, indique que ces augmentations reflètent les coûts réels des services offerts, ce qui n’était pas le cas au cours des dernières années. Il précise avoir fait preuve d’ouverture et réduit les hausses de moitié dans certains cas.

Première page d'un bail de logement.

Bail de logement.

Photo : Capture d'écran de Publications Québec

Médiation peu populaire

Nathalie Lavoie explique que le Centre d'assistance et d'accompagnement aux plaintes favorise la médiation entre les résidents et les propriétaires.

Toutefois, si les contentieux entre les propriétaires et les locataires perdurent, ils peuvent être débattus devant le Tribunal administratif du logement qui a remplacé la Régie du logement en août dernier.

Souvent, cette démarche répugne aux aînés, souligne Nathalie Lavoie. Très peu désirent le faire. Il y a des délais, il y a des coûts. C'est quand même une situation de stress. La moyenne d'âge dans les résidences pour personnes âgées est de 84 ans. Les gens doivent se présenter eux-mêmes devant le Tribunal. Alors, ce n'est pas toujours une situation qui est souhaitée.

Plan rapproché sur des fenêtres de la résidence.

120 personnes habitent aux Résidences de l'Immaculée, une RPA, à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Les baux signés dans les RPA sont soumis aux mêmes règles que les autres locataires du Québec. Par contre, la facturation des services comme les soins infirmiers, les repas ou la buanderie n’est pas réglementée. Donc, les exploitants peuvent, actuellement, demander le prix qu'ils désirent pour les différents services. Il n'y a pas de maximum, observe Mme Lavoie.

Intervention du député

Le député de Rimouski à l'Assemblée nationale, Harold LeBel, a été saisi de ce dossier et indique avoir interpellé le ministre de la Santé, Christian Dubé, à ce propos.

Il demande à Québec de mettre en place un programme d’aide pour soutenir les résidences qui auraient des difficultés financières. Le député comprend que la pandémie puisse faire grimper la facture des frais de fonctionnement des RPA, mais ajoute que ce n’est pas aux aînés de payer la facture.

Harold LeBel souligne que la grande majorité des personnes âgées n'ont souvent pas les moyens de payer ces augmentations puisque 60 % des gens de 65 ans et plus ont des revenus inférieurs à 30 000 $ par année.

Avec les informations de Denis Leduc

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