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Déménager est devenu un casse-tête à Rimouski

Les logements  vacants se font rares en Gaspésie et aux Îles.

Les logements vacants se font rares au Bas-Saint-Laurent (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Se loger est devenu un véritable défi à Rimouski. Le marché locatif et immobilier a complètement changé depuis quelques mois.

L'attrait des régions depuis le début de la pandémie a contribué à la rareté des logements et des maisons.

Le taux d'inoccupation des logements est passé sous la barre des 1 %, alors que le prix des maisons ne cesse d'augmenter.

Tableau présentant les taux d'inoccupation des logements à Rimouski, Rivière-du-Loup, Gaspé et Matane.

Taux d'inoccupation des logements

Photo : Radio-Canada

Géraldine Colli et ses deux enfants cherchent désespérément un toit à Rimouski pour le mois de juillet, mais les logements de trois chambres et plus sont presque impossibles à trouver.

J'appelle le matin, on me dit : "viens visiter demain". Et puis le lendemain, avant que je me rende à la visite, il est déjà loué, raconte Mme Colli.

Rareté des maisons à vendre

Les maisons à vendre sont également plus rares et restent parfois moins de 24 heures sur le marché.

Les offres d'achat que j'ai faites, des fois il y avait sept offres sur le même logement. Alors la surenchère est inévitable, se désole Géraldine Colli.

Le courtier immobilier Jean-Maxime Mercier pense même que des Rimouskois hésitent à mettre leur maison en vente de peur de ne pas être en mesure de se reloger ensuite.

C'est un cercle vicieux. Il n'y a pas assez de vendeurs qui vont sur le marché parce que le vendeur se dit : "oui, mais moi, je vais me reloger où et à quel endroit?", affirme M. Mercier.

Une manifestation pour le logement social

Des manifestants ont d'ailleurs réclamé mardi matin une indexation du programme Accès logis par le gouvernement Legault pour créer rapidement de nouveaux logements destinés aux personnes à faible revenu.

La liste d’attente pour ce type de logement dépasse les 300 noms à Rimouski.

Deux manifestants, pancartes à la main.

Environ 80 personnes ont manifesté mardi à Rimouski pour réclamer un meilleur accès à des logements sociaux.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La coordonnatrice du Groupe Ressources Technique, Nancy Belleau, affirme que la hausse des subventions n’a pas suivi la hausse des coûts de construction dans les dernières années.

Pour une unité qui coûtait 100 000 $, on me donnait 50 000 $ de subvention. Aujourd’hui, on me donne encore 50 000 $ de subvention, mais ça me coûte 250 000 $ maintenant à construire. Ça, c'est en dix ans, raconte Mme Belleau.

Le projet de conversion du Couvent des Soeurs du Saint-Rosaire pourrait d'ailleurs créer près de 80 de ces logements sociaux.

De plus, la Ville de Rimouski dit avoir plusieurs terrains déjà disponibles pour les promoteurs privés, ce qui permettrait de se rapprocher du taux d'équilibre. Selon le maire Marc Parent, de l’espace pour plus de 250 nouveaux appartements serait disponible à l’espace Alcide-C.-Horth.

Avec les informations de Michel-Félix Tremblay

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