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Rapatrier les trésors aux Premières Nations, le combat d’une future archéologue

Micaela Champagne lors d'une fouille archéologique.

Micaela Champagne a commencé à s'intéresser à l'archéologie à la suite d'un voyage en Égypte. (archives)

Photo : Micaela Champagne

Radio-Canada

Les musées canadiens sont remplis d’artefacts et de trésors autochtones provenant des quatre coins du pays. Or, comment se fait-il que tous ces objets ne soient plus la propriété des communautés où ils ont été trouvés?

Une étudiante autochtone en archéologie à l’Université de la Saskatchewan, Micaela Champagne, s'est posé la question. Grâce à son travail, elle souhaite raconter l’histoire de ces artefacts et rendre ces derniers à leurs propriétaires attitrés.

Dans un passé pas si lointain, les chercheurs considéraient les Premières Nations comme une civilisation au bord de l’extinction, explique-t-elle.

Une telle vision des choses a mené les archéologues de l’époque à récolter, à étudier et à conserver le plus d’objets possible.

Évidemment, les Premières Nations ont toujours vécu sur cette terre. Nous y vivons encore! Il n’est pas juste qu’on nous ait enlevé les objets culturels et les restes de nos ancêtres pour en faire des sujets de recherches sans notre permission.

Micaela Champagne croit que le fait de rendre aux différentes communautés ce qui leur a été pris est un pas de plus vers la réconciliation.

L’étudiante rappelle que sa propre famille a vécu du racisme systémique et institutionnel par le passé. Ce qu'elle a appris au sujet de cette page sombre de l’histoire canadienne l’a poussée à tenter d’améliorer la situation pour les générations futures.

Ma propre mère, une femme fantastique et forte, a brisé de nombreuses barrières culturelles dans sa vie personnelle et dans son milieu de travail, témoigne-t-elle. J’espère pouvoir en faire autant. Je crois qu’un tel désir pourra m’aider lorsque j’aborderai les sujets du rapatriement et de la réconciliation.

La future archéologue souhaite faire les choses de la bonne façon.

Je veux honorer la mémoire de ma mère et de mes ancêtres du mieux que je peux. Je crois que la manière de faire pour le moment est de réparer les erreurs du passé, surtout dans un domaine qui était tellement teinté par le colonialisme.

Micaela Champagne aimerait qu’Ottawa mette en place une loi pour conserver les trouvailles archéologiques dans les communautés où elles ont été découvertes. Pour l'instant, seules des lois provinciales réglementent ce processus.

Je crois que nous avons besoin d’une loi plus stricte avec des conséquences plus sévères pour les personnes qui font du trafic d’artefacts ainsi que pour les objets archéologiques conservés à l’étranger.

Récemment, Micaela Champagne a reçu le prix du leadership lors des Indigenous Student Achievement Awards.

Avec les informations de Heidi Atter

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