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Un appel pour limiter la hausse des loyers au Nouveau-Brunswick

Affiche de logement à louer devant un immeuble.

Deux associations réclament un plafond de 2% sur les hausse de loyer durant la pandémie au Nouveau-Brunswick. Ci-dessus, des appartements à louer à Moncton (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Deux associations demandent au gouvernement du Nouveau-Brunswick d'interdire toute augmentation de plus de 2 % du loyer jusqu'à la fin de la pandémie.

Il s’agit de la Coalition pour les droits des locataires du Nouveau-Brunswick et du Conseil du développement humain, qui ont présenté leurs demandes mardi durant une conférence de presse en ligne.

Ce que le groupe réclame, c’est un plafonnement des loyers de 2 % pour protéger les locataires à revenus modestes, des protections contre [l’expulsion], un moratoire sur les [expulsions] pendant la pandémie et une banque de loyers pour pouvoir aider avec le règlement des problèmes de paiement des loyers pendant la pandémie, explique Matthew Hayes, organisateur de la Coalition pour les droits des locataires.

Selon lui, l'accès à un logement abordable est un enjeu pressant. Il explique que de grandes entreprises immobilières achètent des immeubles prévus pour des locataires à faibles revenus et haussent ensuite les loyers.

En achetant ces propriétés-là et les redirigeant vers un marché plus élevé, pour des [locations] à prix plus élevé, ils augmentent leurs profits. C'est un peu ça leur jeu. Donc, de ne pas agir sur ce qui est effectivement une crise de logement au Nouveau-Brunswick, en ne mettant pas de plafonnement sur les augmentations de loyer, le gouvernement de M. Higgs est en train de démontrer une négligence époustouflante face à une nouvelle situation, lance Matthew Hayes.

Matthew Hayes.

Matthew Hayes, organisateur de la Coalition pour les droits des locataires du Nouveau-Brunswick, estime que laisser libre cours au principe de l'offre et de la demande dans le marché locatif est dépassé.

Photo : Radio-Canada

De plus, les deux associations recommandent le lancement d'une prestation de logement Canada-Nouveau-Brunswick dans le cadre de la stratégie nationale de logement et la création d'une commission sur le logement abordable dans la province.

Ces demandes sont exprimées dans une lettre ouverte adressée au premier ministre Blaine Higgs et à la ministre de Service Nouveau-Brunswick Mary Wilson.

Selon la Coalition pour les droits des locataires, 36 % des ménages locataires du Nouveau-Brunswick vivent dans des logements inabordables.

Les deux associations soulignent que les logements deviennent moins abordables et que les locataires sont peu ou pas protégés contre les augmentations de loyer et les expulsions. Elles craignent que bien des Néo-Brunswickois se fassent expulser de leur logement parce qu'ils sont incapables de payer et qu'ils ne puissent trouver un autre logement.

Plusieurs locataires dans la province ont dénoncé l’automne dernier des hausses considérables de leur loyer.

Haylee Cormier, une locataire qui a participé à la conférence de presse, mardi, a déclaré que dans certains cas la hausse de loyer s’élève à 30 %. Selon elle, cela force des locataires à quitter leur appartement en plein hiver et en pleine pandémie.

Elle dit qu’il est impossible pour les bénéficiaires de l’aide sociale de trouver un appartement de deux chambres tout inclus pour 700 $ par mois. Elle ajoute qu’elle serait elle-même devenue une sans-abri si elle n’avait pas eu l’aide du Développement social à temps.

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