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Le 11 février 2011, Hosni Moubarak cède le pouvoir en Égypte

Une affiche d'un manifestant qui demande au président Moubarak de partir.

Le président égyptien Hosni Moubarak a quitté le pouvoir le 11 février 2011.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 11 février 2011, le président de l’Égypte Hosni Moubarak quitte le pouvoir sous la pression populaire. Le départ d’un dirigeant qu’on croyait inamovible est le point d’orgue de la révolution égyptienne dite du 25 janvier.

De la révolution du jasmin à la révolution du 25 janvier

Après la Tunisie, c’est au tour de l’Égypte de s’embraser.

Pascale Nadeau

Au début de 2011, la planète regarde avec intérêt et stupeur le mouvement grandissant de contestation des régimes dictatoriaux qui dirigent le monde arabe.

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Téléjournal, 28 janvier 2011

Le 28 janvier 2011, le Téléjournal, qu’anime ce jour-là Pascale Nadeau, présente un reportage de la correspondante à Washington Joyce Napier qui résume la situation en Égypte et la réaction aux États-Unis.

Depuis 1981, Hosni Moubarak gouverne l’Égypte.

Il commande un État policier. La pauvreté y est endémique et la corruption généralisée.

Les analystes concluent que la révolution qui vient de se dérouler en Tunisie libère de la peur les Égyptiens.

Le 25 janvier 2011, par millions, ils sont descendus dans la rue pour exiger que le président Moubarak parte.

Dans les premiers jours de la révolte, le président égyptien répond en faisant parler les bâtons et les fusils de ses policiers et soldats.

Au quatrième jour, le chef de l’État ordonne de très timides réformes sans annoncer son départ.

Mais c’est trop peu, trop tard. En pleine nuit, la foule descend dans la rue pour réclamer sa démission.

À Washington, l’administration du président Obama marche sur des œufs.

Le président américain exhorte son fidèle allié depuis 30 ans de cesser d’utiliser la violence et qu’il écoute les demandes de son peuple.

Pascale Nadeau poursuit en discutant avec l’envoyée spéciale Ginette Lamarche qui se trouve au Caire.

Elle confirme que les Égyptiens rejettent les réformes proposées par Hosni Moubarak.

La foule est galvanisée et affronte avec succès les forces de l’ordre.

Ginette Lamarche ne sait pas si les Égyptiens vont retourner dans la rue pour confronter le régime. La situation est extrêmement fluide.

Un dictateur tombe en direct

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Émission spéciale RDI, Moubarak quitte le pouvoir, 11 février 2011 (extrait)

Le 11 février 2011, le Réseau de l’information (RDI) et l’animatrice Mélanie Bourgeois amènent à leurs téléspectateurs des nouvelles de la révolte en Égypte. Cette émission prendra vite un nouveau titre : Moubarak quitte le pouvoir.

C'est qu'on commence à relayer les images de la télévision d’État égyptienne. Le vice-président de la République, Omar Suleiman, lit un communiqué.

Il annonce que le président Mourabak quitte ses fonctions. On assiste en direct à la chute du dictateur égyptien.

Mélanie Bourgeois demande aussitôt les commentaires de la journaliste Sophie Langlois, qui est assise à côté d’elle en studio.

Sophie Langlois rappelle que, depuis le 25 janvier 2011, l’opposition au président Mourabak n’a cessé de gonfler sur la place Tahrir (place de la Liberté) et dans tout le pays.

La petite bande qui protestait contre les excès du régime année après année a été stupéfaite de voir la multitude de gens qui répudiaient Moubarak ce jour-là.

La journaliste souligne par ailleurs que la violence utilisée par le président Mourabak pour casser la contestation a aidé à rallier la majorité silencieuse à ceux et celles qu'on appelle les irréductibles de la place Tahrir.

Mélanie Bourgeois s’entretient également avec le journaliste Pierre-Luc Brassard, qui se trouve au Caire.

Il raconte comment se sont déroulées les journées du 10 et du 11 février durant lesquelles la foule est passée de la déception à l’euphorie la plus vive quand a été confirmé le départ du dictateur.

La foule est en liesse, comme l’observe Pierre-Luc Brassard. C’est comme si l’Égypte avait gagné la coupe du monde de soccer. C’est incroyable.

Une révolution inachevée

Malgré tout ce qui s’est passé au cours de cette année de bouleversements, le pays est encore dirigé par un régime autoritaire.

Jean-François Lépine, 2012

Un an après le renversement du président Moubarak, le journaliste Jean-François Lépine retourne en Égypte pour voir comment évolue la situation.

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Téléjournal, 25 janvier 2012

Il présente le fruit de ses observations dans un reportage diffusé au Téléjournal le 25 janvier 2012 animé par Céline Galipeau.

Un an après le départ de Moubarak, les Égyptiens continuent de manifester à la place Tahrir. C’est que pour la plupart des Égyptiens, la révolution demeure inachevée.

Les progrès sociaux sont minces autant pour les femmes que pour les hommes.

La crise économique perdure et alimente la misère. Les classes privilégiées profitent, encore et toujours, d’une corruption endémique.

Puis, pour couronner le tout, les militaires ont conservé le pouvoir et bloquent par la force tout changement majeur.

En juin 2012, des élections désignent Mohamed Morsi président de la République. Il est le chef d’un parti politique issu du courant islamiste.

Les militaires et une partie importante de la société civile n’accepteront jamais vraiment son élection.

Un coup d’État a lieu en juillet 2013. Depuis, c’est un militaire, le général Abdel Fattah Al-Sissi, qui dirige l’Égypte.

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