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L'industrie des bleuets impatiente de connaître le résultat d'une enquête américaine

La Colombie-Britannique produit environ 95 % des bleuets en corymbes au pays.

Des bleuets ensoleillés sur une branche.

L’ouverture de l’enquête américaine en septembre a causé la surprise au Canada.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Radio-Canada

Les producteurs de bleuets canadiens connaîtront jeudi la décision de la Commission du commerce international des États-Unis (USITC) pour déterminer si les agriculteurs américains sont menacés par les importations de petits fruits.

Si la Commission américaine conclut que les importations ont nui ou pourraient nuire aux producteurs américains, elle pourrait recommander des tarifs douaniers ou des quotas contre d’autres pays.

Une telle mesure aurait des effets considérables en Colombie-Britannique, qui produit environ 95 % des bleuets en corymbes au pays. L'est du Canada produit principalement le bleuet sauvage.

Des bleuets dans un panier.

La directrice générale du Conseil des bleuets de la Colombie-Britannique, Anju Gill, croit que le Canada n'est pas à blâmer pour l'augmentation des importations de petits fruits aux États-Unis.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Des appuis protectionnistes

Lundi, des élus du congrès, des sénateurs et des groupes industriels ont offert leur soutien aux producteurs de bleuets américains.

Des sénateurs de l'État du Maine plaident pour leur part en faveur d’une exemption de certains produits de bleuets sauvages du Canada en cas de nouveaux tarifs douaniers.

L'association d'agriculteurs américains National Farmers Union affirme que, entre 2015 et 2019, les rendements d'exploitation des producteurs ont diminué de 32,4 %. Elle considère que le Canada, le Mexique, le Pérou, le Chili et l'Argentine sont responsables de l'augmentation des importations aux États-Unis.

La directrice générale du Conseil des bleuets de la Colombie-Britannique, Anju Gill, croit que le Canada n'est pas à blâmer.

Selon Mme Gill, les États-Unis et le Canada entretiennent une relation de partage en matière d'importation et d'exportation de petits fruits, puisqu'une quantité égale de baies traverse la frontière dans les deux sens.

L’ouverture de l’enquête en septembre a créé la surprise, dit Mme Gill.

C'est une affaire énorme qui demande beaucoup de ressources. Il s'agit d'une enquête très courte dans laquelle j'ai dû m'impliquer et ça bouge très vite.

Même si elle attend la décision avec impatience, elle dit que, quel que soit le résultat, les affaires continueront .

Ce n'est évidemment pas ce que nous espérons, mais s'il y a des tarifs douaniers ou des quotas imposés à l'industrie canadienne, nous devrons simplement traiter les choses comme elles viennent.

Avec les informations de Rafferty Baker

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