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Rivière-du-Loup somme François Legault d'empêcher le transfert de la traverse à Cacouna

Le traversier qui relie Rivière-du-Loup à Saint-Siméon, au large.

Le port d'attache de la traverse vers Saint-Siméon pourrait déménager de Rivière-du-Loup vers Cacouna (archives).

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Radio-Canada

La Ville de Rivière-du-Loup demande l'intervention du premier ministre François Legault pour s’assurer que la traverse vers Saint-Siméon ne déménage pas dans la municipalité voisine de Cacouna.

Les élus municipaux de Rivière-du-Loup, inquiets du sort de la traverse, ont adopté une résolution en ce sens lundi soir, lors de l’assemblée du conseil de ville.

Ils ont à nouveau font valoir l'importance de ce service de traversier pour l'industrie touristique de la région, qui serait mise à mal selon eux par un déménagement des installations à Cacouna.

Cette résolution a été adoptée alors que sont toujours attendues les conclusions d’une étude, annoncée en novembre dernier par la Ville de Rivière-du-Loup, afin de déterminer les retombées économiques réelles du traversier sur les entreprises de la région.

On a beaucoup à perdre à Rivière-du-Loup. Il faut démontrer que ç'a une importance capitale, a affirmé la mairesse, Sylvie Vignet, en marge du conseil municipal.

Un projet à l’étude

Même si la Ville est déjà très active pour revendiquer le maintien du service à Rivière-du-Loup, la décision d’un transfert vers Cacouna n’a pas encore été prise par la Société des traversiers du Québec (STQ).

La société d’État attend les conclusions d’une étude, dont les résultats sont attendus au printemps 2022, qui évaluera les différents scénarios pour l’avenir de la traverse. La STQ a d'ailleurs publié un appel d'offres en ce sens lundi dernier.

Ils avancent dans la procédure qu'ils nous avaient dit, c'est tout à fait correct, a affirmé à ce sujet la mairesse Vignet. Elle réitère toutefois que cette étude doit examiner l'ensemble des impacts que pourrait avoir un éventuel déménagement.

Ce qu'on demande, [...] c'est que tous les points soient regardés. Que ce soit environnemental, économique, social, historique... il y a tellement de points qui concernent la traverse de Rivière-du-Loup qui est là depuis 110 ans...

Sylvie Vignet, mairesse de Rivière-du-Loup

Le déménagement des installations vers Cacouna est envisagé notamment puisque son port est situé en eau profonde, ce qui permettrait de prolonger le service plus longtemps en hiver.

Pour permettre une telle opération de transport hivernal, la STQ se penche sur l’utilisation du navire Saaremaa I, plus gros que l'actuel Trans-Saint-Laurent.

Le traversier Saaremaa au quai de Matane

Le Saaremaa effectue présentement la liaison entre Matane et la Côte-Nord, en remplacement du F.-A.-Gauthier (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Un problème d’accumulation de sédiments au quai de Rivière-du-Loup pourrait toutefois entraver l’utilisation d’un plus gros navire comme le Sareemaa I et reste un facteur à considérer, selon la STQ.

C’est notamment pour faire face à ce problème d’envasement que la municipalité de Rivière-du-Loup souhaite obtenir un appui clair de François Legault.

C’est vraiment un problème qui va rester là de toute façon, avec ou sans traverse. Nous, en gardant la traverse, il faut trouver une solution à ça et le bateau, ç’en est un problème. On l’avait écrit dans notre résolution, ce n’est peut-être pas le bon bateau pour nous, mais il y a aussi un problème d'envasement qu'il faut régler , explique la mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet.

La possibilité d’effectuer une partie des voyages à partir de Rivière-du-Loup et de prolonger la saison hivernale à partir de Cacouna est aussi évaluée dans la présente étude.

Mode d’exploitation

Même si le port d'attache de la prochaine traverse n’est pas encore connu, la STQ se penche actuellement sur le modèle d’exploitation qu'elle préconisera.

À la STQ, il y a [plusieurs] modes d’exploitation. Le premier étant celui où la STQ possède son propre navire et l’exploite avec son propre équipage. Le deuxième, où la STQ possède le navire et donne le contrat d’exploitation à une entreprise privée. Donc il faut s’assurer qu’on détermine le meilleur mode d’exploitation et ça, peu importe le lieu où on va être dans quelques années , explique le porte-parole de la société d’État, Alexandre Lavoie.

Avec la collaboration de Patrick Bergeron

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