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Crise dans l’industrie forestière en Outaouais : Québec veut mieux collaborer avec les entreprises

Un camion transportant du bois.

L'industrie régionale est fortement ébranlée depuis la fermeture de l’usine Fortress, à Thurso, en octobre 2019 (archives).

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Québec change son approche pour tenter d’améliorer le sort de l’industrie forestière en Outaouais, fortement ébranlée depuis la fermeture de l’usine Fortress, à Thurso, en octobre 2019.

Le gouvernement du Québec mettra en place un projet pilote pour planifier l’aménagement des forêts en collaboration avec l’industrie, a annoncé le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), Pierre Dufour, en point de presse lundi.

Ce modèle veut permettre aux entreprises d’avoir une voix plus forte dans ce dossier, qui relève principalement du MFFP. L’un des objectifs est de réduire les coûts d’approvisionnement, par exemple en révisant la façon dont les coupes sont faites.

Des joueurs majeurs de l’industrie seront autour de la table, a mentionné M. Dufour.

Je me souviens de l’une des premières rencontres que j’ai eues [...], où on me parlait de la manière de faire les coupes forestières qui était un handicap extrême pour justement être rentable au niveau des entreprises. C’est justement ce volet-là que le projet pilote veut aborder a-t-il ajouté.

C’est un peu comme un comité de relance comme on en voit parfois, mais de beaucoup plus grande envergure, pour une industrie complète, a illustré le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe.

Autre nouveauté, un bureau de projets sera mis sur pied pour recueillir les propositions afin de trouver des débouchés pour les surplus de bois en Outaouais et dans les Laurentides. Le MFFP donnera davantage de détails sur le dépôt de ces projets dans les prochaines semaines.

En entrevue mardi à l’émission Les matins d’ici, Chantal Lamarche, préfète de la MRC de La Vallée-de-la-Gatineau et présidente de la Cellule d’intervention, parle d’une bonne nouvelle pour la foresterie de la région.

L’annonce d’hier, d’un bureau de projet en Outaouais, et pas à Québec, c’est une excellente nouvelle, ce bureau aura un mandat stratégique pour des projets structurants en développement.

Une citation de :Chantal Lamarche, préfète de la MRC de La Vallée-de-la-Gatineau et présidente de la Cellule d’intervention du secteur forestier

Selon elle, l’arrivée de ce bureau physique permettra de développer des projets à court terme dans la région.

Une femme en entrevue devant une rue où des voitures circulent.

La préfète de la MRC de La Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche

Photo : Radio-Canada / Jacques Corriveau

En Outaouais, c’est de la pâte [transformation du bois], on doit trouver une façon de garder notre bois chez nous et avoir un projet avec des coûts d'opération moins dispendieux, soutient Mme Lamarche.

Québec a déjà investi des millions de dollars pour aider les entreprises à écouler leurs bois feuillus à l’extérieur de la région.

Ces annonces font suite au dépôt du deuxième rapport de la Cellule d’intervention sur la vitalité de l’industrie forestière de l’Outaouais et des Laurentides, mise sur pied il y a un an pour proposer des solutions concrètes à la crise.

Un contrôle régional demandé

Pour ce qui est de qui dirigera le projet pilote, un nouveau groupe de travail demande à ce que les rênes soient remises à un comité régional plutôt qu'au MFFP.

Trois élus régionaux, deux représentants du ministère pour l’Outaouais et les Laurentides et quatre représentants de l’industrie, qui faisaient partie de la cellule d’intervention, souhaitent s’assurer que ce projet pilote ait des impacts à court terme, alors que la situation est extrêmement difficile à l’heure actuelle.

Selon Benoît Lauzon, maire de Thurso et préfet de la MRC de Papineau, les nouvelles mesures auront uniquement des impacts à moyen et à long terme. Maintenant, pour pouvoir s’y rendre, pour s’assurer que les gens travaillent et maintiennent leur emploi, ça prend un pont. Et on veut que dans le projet pilote, on crée ce pont-là pour être capables de se rendre aux mesures que le ministre a annoncées aujourd’hui et qui auront un impact beaucoup plus loin, a-t-il précisé.

Ce groupe de travail demande notamment une diminution des coûts d’approvisionnement des usines immédiatement. Cette demande a été faite à Québec en mars dernier, mais on n’en a pas eu de nouvelles depuis, a souligné M. Lauzon.

L’élu souligne que l’annonce du MFFP est une bonne nouvelle, mais qu’il croit que le travail est loin d’être terminé. Je pense que c’est la première annonce de quelques-unes qui vont être faites dans les prochaines semaines.

Le groupe de travail présentera ses recommandations dans les prochains jours.

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