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COVID-19 : le gargarisme offre les mêmes résultats que l'écouvillonnage

Arrêt sur image d'une vidéo explicative pour le nouveau test de dépistage gargarisant, où l'on voit un enfant vider un tube dans sa bouche.

La Colombie-Britannique a été la première province au Canada à déployer des tests de dépistage de la COVID-19 par gargarisme durant le mois de septembre.

Photo : Autorité provinciale des services de santé (PHSA) de la Colombie-Britannique

Des chercheurs de Vancouver affirment dans une étude que le test de dépistage du SRAS-CoV-2 par rinçage de bouche, ou gargarisme, présente des résultats qui ne sont « pas inférieurs » à ceux fournis par le prélèvement d'un échantillon dans le nez à l'aide d'un coton-tige.

L'étude a été publiée dans le Journal of Clinical Microbiology, une revue scientifique de l'American Society for Microbiology, dont les articles sont revus par les pairs.

Pour leur étude, les chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique, l'Hôpital pour enfants et l'Hôpital pour femmes de la Colombie-Britannique et le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique ont recruté 50 participants porteurs du virus, ou soupçonnés de l'être, du Grand Vancouver, âgés de 4 à 71 ans, de mai à septembre 2020.

Parmi ces personnes, 40 ont présenté un test positif à la COVID-19 par écouvillonnage. Ces 40 personnes ont alors subi un test par gargarisme, qui a donné un résultat positif dans 39 cas, soit une sensibilité de 98 %, notent les auteurs de l'étude.

Les chercheurs ont aussi mené des tests de salive qui ont permis de détecter la COVID-19 chez 26 personnes sur 33 personnes contaminées, soit une sensibilité de 79 %, selon l'étude.

Notre étude montre que l'autoprélèvement par rinçage de bouche ou gargarisme n'est pas inférieur au prélèvement nasal par écouvillonnage pratiqué par un travailleur de la santé pour détecter le SRAS-CoV-2 et, par la même occasion, est bien plus acceptable pour les patients, concluent les chercheurs.

Ils ont en effet demandé aux participants de noter l'acceptabilité des modes de prélèvement. Le prélèvement par rinçage de bouche ou gargarisme a été considéré comme le plus acceptable avec une note moyenne de 4,95 sur 5, comparativement à 4,45 pour le prélèvement de salive et à 3,17 pour l'écouvillonnage.

Les chercheurs constatent aussi que les prélèvements de salive, le rinçage de bouche ou le gargarisme ont offert un résultat positif même après deux jours de conservation à température ambiante, ce qui pourrait faciliter le transport de ces échantillons.

Ce type de prélèvement est une option prometteuse, particulièrement pour les adultes et les enfants d'âge scolaire qui ne sont pas hospitalisés.

Étude sur le prélèvement par gargarisme sur les patients ayant obtenu un diagnostic de COVID-19

L'autoprélèvement par rinçage de bouche ou gargarisme permettrait d'éviter le déploiement d'un grand nombre de travailleurs de la santé formés au prélèvement d'échantillons ainsi que l'usage important d'équipements de protection individuelle et d'écouvillons, indiquent les auteurs de l'étude.

Il pourrait être plus utile dans les pays à revenu faible ou moyen ou dans les régions éloignées où l'accès aux cliniques de dépistage pourrait être un obstacle à la collecte d'échantillons, ajoutent-ils.

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