•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Voici ce que l'on sait des variants du coronavirus en Colombie-Britannique

Environ deux variants apparaissent chaque mois dans le monde, selon la Dre Bonnie Henry.

Un homme portant un masque lit le journal.

Le nombre de variants est passé de 18 à 28 cas en une semaine en Colombie-Britannique.

Photo : Ben Nelms / CBC

Plus contagieux, potentiellement plus dangereux, plus résistants à certains vaccins, les « variants » du coronavirus inquiètent les autorités sanitaires qui doivent revoir leur plan de contingence et de dépistage.

Voici ce que l'on sait de ces mutants dans le paysage pandémique de la Colombie-Britannique.

Comment naissent les variants?

Le coronavirus est un virus de type ARN, ce qui signifie qu’il n’a qu’une seule séquence génomique. La médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry, le compare à un mot que l’on réécrit sans correcteur orthographique : Parfois, il y a une erreur dans le code génétique.

Chaque fois que le virus se réplique, il existe un potentiel de mutation ou de changement.

Une citation de :Bonnie Henry, médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique

Cela peut mener à un virus qui a la capacité de prendre le dessus et de se propager plus rapidement, comme le fait le variant en provenance du Royaume-Uni.

Plus le coronavirus commun est transmis dans une communauté, plus il a l’occasion de se transformer, de muter, illustre la Dre Henry.

Un scientifique travaille dans un laboratoire à Vancouver.

La province a la capacité de procéder à 750 séquences génomiques par semaine.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Comment sont-ils détectés?

Le test de dépistage à la COVID-19 par écouvillons ou gargarismes ne détecte pas les variants. Pour les identifier, les laboratoires doivent créer une séquence génomique complète d'échantillons positifs, un processus complexe qui peut prendre jusqu'à trois jours.

La province a actuellement la capacité de procéder à 750 séquences génomiques par semaine, et a jusqu’à présent appliqué ce processus de séquençage 4500 fois.

Les laboratoires du Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique travaillent à créer un marqueur pouvant examiner des milliers d'échantillons par semaine, ce qui permettrait d’analyser l’ensemble des cas positifs dans la province.

Selon la Dre Henry, cette technologie devrait faire son apparition dans les laboratoires de la province « au cours des prochains jours ».

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Pourquoi inquiètent-ils les experts?

Environ deux variants apparaissent chaque mois dans le monde, explique la Dre Henry. Les variants en provenance du Royaume-Uni, d’Afrique du Sud, du Brésil et de la Californie sont ceux qui retiennent l’attention des autorités sanitaires en raison de leur dangerosité accrue.

Le variant britannique, par exemple, serait jusqu’à 70 % plus transmissible que le virus de souche commune. Le variant sud-africain résisterait à certains vaccins contre la COVID-19.

Ce qui est encore plus inquiétant, selon la Dre Henry, c’est que les données suggèrent que ces variants peuvent aggraver la maladie.

Des travailleurs de la santé avec des masques attendent en ligne à Vancouver le 22 décembre 2020.

Environ deux variants apparaissent chaque mois dans le monde.

Photo : ben nelms/cbc

Quels sont les plans mis en œuvre par la province pour freiner sa propagation?

En plus de maintenir jusqu’à nouvel ordre les restrictions en Colombie-Britannique, les autorités sanitaires renforcent la surveillance des variants, soutient la médecin hygiéniste en chef.

Nos suivis sont plus intensifs pour les cas de variants, assure-t-elle. Ainsi, tous les contacts proches de personnes qui sont déclarées positives à un variant sont testés.

Dans certains cas, comme dans l’exposition possible au variant à l’École secondaire Garibaldi, à Maple Ridge, une opération de dépistage plus vaste est menée.

Quelle est la situation à l’heure actuelle en Colombie-Britannique?

Le nombre de ces variants est passé de 18 à 28 cas en une semaine. Le variant britannique a été détecté dans 18 cas, et le sud-africain, dans 10 cas.

La majorité des cas du premier variant sont liés à des voyages, alors que la plupart des cas du second ont été contractés localement, selon les données de la santé publique.

Même si elles reconnaissent leurs inquiétudes, les autorités sanitaires soutiennent que les cas de variants sont toujours rares dans la province.

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !