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Les commerces non essentiels se préparent à leur réouverture au Québec

Deux personnes devant une vitrine de magasin à Montréal.

Au Québec, les commerces non essentiels sont fermés depuis le 25 décembre dernier.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Après six semaines de fermeture, les commerces non essentiels sont autorisés à rouvrir leurs portes aujourd'hui. Mais certains propriétaires sont inquiets, les clients seront-ils au rendez-vous?

Claude Rossignol travaille sans relâche depuis samedi. Elle en est aux derniers préparatifs avant de recevoir à nouveau des clients dans sa boutique de la rue Saint-Hubert, à Montréal.

« Disons que j’aimerais bien avoir des gens, que ça roule, avoir tout le temps quelqu’un. Je veux dire, on ne s’attend pas à voir 20 personnes en même temps, ça c’est évident! »

— Une citation de  Claude Rossignol, propriétaire d’une boutique rue Saint-Hubert

Comme pour bien d’autres, les derniers mois ont été particulièrement difficiles. La réouverture des commerces non essentiels est donc une bouffée d’oxygène pour elle.

Mais des inquiétudes demeurent.

Pour la propriétaire d’une boutique, ce qui est difficile, c'est de prévoir l’imprévisible. Avec une période de Noël moins achalandée qu’à l’habitude, les budgets sont réduits et Mme Rossignol s’inquiète du nombre de commandes à prévoir.

Là je me dis, est-ce qu’on commande? Parce que si on commande, il faut avoir des clients qui viennent acheter, parce que j’ai des factures à payer, dit-elle.

Les commerces non essentiels et les musées du Québec mettent la touche finale avant leur grande réouverture lundi. Un reportage d’Aimée Lemieux.

Un casse-tête administratif

Claude Rossignol n’est pas la seule commerçante à percevoir l’ouverture de son commerce comme un casse-tête. Plusieurs commerces basculent entre l’achat en ligne et en personne depuis les derniers mois.

Sur le plan des ressources humaines, la réouverture du 8 février pose également tout un défi.

Pour Caroline Paquette, co-propriétaire du magasin l’As des jeux, à Gatineau, la mise au point des horaires est ce qui a posé le plus de problèmes. Avec les nouvelles mesures sanitaires à mettre en place, l’établissement a dû prévoir plus de commis en même temps sur le plancher.

Néanmoins, il est minuit moins une et tout doit être prêt à temps.

Les salons de coiffure, qui seront également autorisés à reprendre leurs activités demain, sont déjà sollicités. La propriétaire du salon Soho, en Outaouais, voit d’un bon œil l’assouplissement des mesures.

« On a déjà nos rendez-vous de placés. Dépendant de chaque coiffeur, j’ai à peu près un mois et demi d’attente maintenant. »

— Une citation de  Sophie Gauvreau, propriétaire du salon Soho

Les musées sont fin prêts

De leur côté, les musées québécois sont fin prêts à rouvrir leurs portes cette semaine après des mois de fermeture, qui leur ont toutefois permis de restaurer des œuvres et d’enrichir leur offre numérique.

Comme tous les autres pans de la société qui ont été affectés par le confinement, les musées ont vu leurs revenus chuter en 2020. Toutefois, le musée Pointe-à-Callière, à Montréal, dont les recettes ont fondu de moitié l’année dernière, a pu profiter d’une subvention fédérale qui lui a permis de conserver la plupart de ses emplois.

Au Musée McCord, toujours dans la métropole, des employés bien formés, compétents et talentueux ont dû être mis à pied temporairement. Et la réouverture devenait critique dans son cas, car certains commençaient à se chercher d’autres emplois, a indiqué Pascale Grignon, directrice marketing, communications et expérience visiteur au musée.

Au Musée national des beaux-arts du Québec, on était soulagé de la réouverture. Mais de l'aveu même de son directeur général, il n’était pas le plus à plaindre dans le milieu culturel, car il avait réussi à bien profiter de l’ouverture estivale.

On a quand même été ouverts de juin à la mi-octobre. On avait, nous, le blockbuster Frida Khalo-Diego Rivera et les modernistes mexicains. Ça a bien fonctionné, a indiqué Jean-Luc Murray, ajoutant toutefois qu’un musée sans ses visiteurs et ses activités connexes perdait de son sens.

Avec les informations d’Aimée Lemieux et de la Presse canadienne

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