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Pêche à l’éperlan sur la glace : mise en garde aux téméraires

Les cabanes partent à la dérive et les opérations de sauvetage se multiplient.

Les opérations de sauvetage pour les pêcheurs d'éperlans comportent des risques importants pour les premiers répondants.

Radio-Canada

Dans le secteur ouest de la baie des Chaleurs, le temps plus doux des derniers jours a créé des situations dangereuses pour ceux qui s’aventurent sur les glaces pour pêcher l’éperlan.

Cela a nécessité plusieurs opérations de sauvetage.

Pour la grande région du Restigouche, les pompiers de Charlo sont les seuls à pouvoir répondre aux situations d'urgence en mer.

L’équipe de sauvetage n’a pas chômé. Elle a été déployée à quatre reprises pour des cabanes à éperlan, aussi appelé shanties, parties à la dérive.

Gaetan Sivret.

Gaetan Sivret, chef pompier de la brigade d'incendie de Charlo, au Nouveau-Brunswick, le 7 février 2021.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Gaetan Sivret, chef pompier à la brigade d’incendie de Charlo, explique que les risques ne peuvent être ignorés.

Une couple d’appels qui ont rentré, il y avait une shantie qui flottait… possibilité d’avoir une personne à l’intérieur. Tu n’as pas le choix d’aller vérifier, mentionne-t-il.

Sur ces quatre signalements, un aurait pu avoir de graves conséquences. Mardi soir dernier, des pêcheurs se trouvaient dans une cabane à la dérive près de Dalhousie Junction.

Plusieurs personnes ont été ramenées saines et sauves à la rive.

Ce genre d’opération est dangereuse pour toutes les parties impliquées, prévient Gaetan Sivret. Le bateau peut manquer, tu peux frapper des morceaux de glace partout dans l'eau.

L'eau est très froide, poursuit le chef pompier. Nous, on a des suits. Mais même à ça, un suit, après un certain temps, tu vas geler aussi.

Une embarcation pour les sauvetages en mer, posée sur une remorque.

Une embarcation utilisée par la brigade d'incendie de Charlo pour les opérations de sauvetage sur l'eau.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

En plus des risques encourus par les membres de son équipe de sauvetage, Gaetan Sivret affirme que beaucoup de ressources doivent être mises en oeuvre lors de chacune de ces opérations : répartiteurs, pompiers, policiers, ambulanciers, sans oublier la garde côtière auxiliaire.

Tout ce monde-là, ça coûte de l'argent, dit M. Sivret.

Les pompiers admettent qu’il peut être frustrant d’effectuer un tel déploiement, à grands risques, pour des cabanes qui dérivent. Enlevez-les de sur l'eau, s’il vous plaît, c'est tout ce qu'on veut, dit Gaetan Sivret.

Un petit bateau employé pour les opérations de sauvetage.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une embarcation utilisée par la brigade d'incendie de Charlo pour les opérations de sauvetage sur l'eau.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Depuis mardi, la majorité des secteurs populaires pour la pêche à l'éperlan ont été vidés de leurs petites cabanes. Il aurait été difficile de faire autrement avec le redoux, étant donné que la glace est pratiquement disparue de la baie des Chaleurs.

Les seuls endroits où on pouvait encore trouver des cabanes étaient dans les zones protégées des marées, comme à Charlo et à la marina de Dalhousie.

D’après le reportage de Serge Bouchard

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