•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les pharmaciens du réseau public dénoncent un manque chronique d'effectifs

Un médecin tenant une boîte de médicaments et consultant une tablette électronique.

Au Québec, 19 % des postes de pharmaciens dans les établissements de santé ne sont pas comblés.

Photo : Getty Images / Visivasnc

Dénonçant un déséquilibre salarial face au privé, les pharmaciens oeuvrant dans le réseau public demandent au gouvernement d’améliorer leurs conditions salariales pour soulager le manque chronique de main-d’oeuvre qui sévit depuis 15 ans dans leur domaine.

Ces pharmaciens travaillent dans les établissements de santé, où ils supervisent l’administration des médicaments aux patients hospitalisés.

Nos patients, au départ, ils sont très malades, explique François Paradis, président de l'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES). Ils ont souvent des maladies complexes; ils prennent aussi des médicaments qui sont aussi de plus en plus complexes, que ce soit au niveau de la chimiothérapie ou des antibiotiques.

Dans la Capitale-Nationale, 20 postes à temps complet demeurent à combler, sur les 233 requis dans les établissements de santé.

En moyenne, au Québec, c’est un poste de pharmacien d’établissement sur cinq qui demande à être comblé.

Nous sommes arrivés au point où la pénurie nuit à la couverture de soins pharmaceutiques offerte aux patients hospitalisés, ambulatoires et hébergés en CHSLD, précise François Paradis.

Selon l’APES, il importe que le gouvernement comble l’écart salarial qui a commencé à se creuser entre le public et le privé, il y a 15 ans.

Il y a une proportion importante de la rémunération des pharmaciens du réseau de la santé qui sont des mesures temporaires, soit des portions de salaire qui sont versées par exemple pour allonger leur semaine de travail ou pour la formation qu’ils donnent à la relève.

Une citation de :François Paradis, président de l'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec

Dans la région de Québec, ajoute M. Paradis, ces mesures temporaires représentent 20 % du salaire moyen d’un pharmacien qui travaille au public, estimé à 52 $/h.

Dans certaines régions, ce taux grimpe à 50 % du salaire.

Ce n’est pas attirant, pour un étudiant, d’avoir toujours cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, croit-il.

D’autant plus que pour travailler dans les établissements de santé, un étudiant doit décrocher une maîtrise, soit ajouter deux années supplémentaires à son cursus, explique François Paradis.

Sans convention collective depuis le printemps dernier, les pharmaciens des établissements de santé demandent que les hausses salariales temporaires deviennent permanentes et inscrites à leur contrat de travail.

Non, il n’y a jamais eu d’interruptions de ces mesures temporaires depuis leur mise en place, précise le président de l’APES. Mais depuis l’arrivée à échéance de notre convention collective, elles ont tout de même été remises en question à trois reprises, conclut-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !