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L’opposition presse la province d’agir afin d’offrir plus de ressources aux sans-abri

Une femme sans-abri assise sur un trottoir enneigé.

La province, la Ville et les organismes doivent collaborer pour créer une chaîne d’action pour l’accompagnement et le soutien des sans-abri, dit le Parti libéral.

Photo : Radio-Canada

Dans un nouveau rapport, le Parti libéral du Manitoba dénonce le manque de ressources pour les personnes sans-abri et presse le gouvernement provincial de prendre des mesures immédiates pour protéger cette population, particulièrement en cette période de pandémie et de grand froid.

Le chef du parti Dougald Lamont déplore qu’il n’existe pas dans la capitale manitobaine des refuges ouverts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Les sans-abri qui vont dans les refuges pour la nuit doivent libérer les lieux à leur réveil le matin, explique-t-il.

Avec les fermetures et la réduction du nombre de personnes qui peuvent se rassembler dans les espaces publics comme les librairies, les restaurants et les centres commerciaux, en raison de la pandémie les personnes itinérantes campent dans les abribus sous le froid, fait-il remarquer.

C’est urgent d’agir, lance M. Lamont en précisant que la consigne pour ce temps de grand froid est de bien se protéger.

C’est immoral d’avoir des personnes à l’extérieur dans notre province, car elles sont sans-abri, ajoute-t-il.

Le visage de Dougald Lamont.

Selon Dougald Lamont, la province a les ressources pour agir.

Photo : Radio-Canada

Le porte-parole en matière de santé du Parti libéral du Manitoba, Jon Gerrard, demande l’ouverture immédiate d’espaces chauds où les personnes itinérantes peuvent se rendre en journée. Il note que la province peut réquisitionner des hôtels pour cela.

On le fait lorsque les personnes sont évacuées, alors on peut le faire pour les sans-abri, dit-il en soulignant que ces recommandations sont le fruit de trois mois de consultation auprès des organismes et personnes itinérantes.

M. Gerrard précise que la construction de logements abordables et accessibles demeure une priorité à moyen et long terme.

Collaboration

Selon le rapport du parti, la province, la Ville et les organismes doivent collaborer pour créer une chaîne d’action dans l’accompagnement et le soutien de cette population vulnérable.

Jon Gerrard explique que s’il y a une coordination entre les différents niveaux de gouvernement, le soutien sera plus optimal.

Par exemple, note-t-il, un chauffeur de la Winnipeg Transit qui verrait une personne itinérante en détresse dans les abribus appellerait un centre de ressource à la Ville.

De son côté, la Ville ferait le suivi avec les équipes mobiles des organismes qui viendraient aider la personne itinérante et la transporterait au besoin dans les lieux qu’aurait mis en place la province.

Ce n’est pas à la police de venir chercher les personnes itinérantes. On a besoin de travailleurs sociaux qui comprennent les souffrances de ces personnes, indique M. Gerrard.

D’après lui, la police a mieux à faire que de transporter les personnes itinérantes dans les refuges.

 Jon Gerrard debout dans un corridor.

Le député libéral, Jon Gerrard

Photo : Radio-Canada

Le Parti libéral demande également l’implication des communautés dans la lutte contre l’itinérance dans la capitale manitobaine.

Il faut de nouveaux paradigmes. Les leaders autochtones sont concernés par ces questions, lance-t-il en soulignant que dans le cadre de la rédaction de son rapport, le parti a consulté l'Assemblée des chefs du Manitoba.

Parlant de la prévention de la COVID-19, le porte-parole en matière de santé déplore que les sans-abri n’aient pas accès aux masques gratuits lorsqu’ils sont dans les rues.

Nous avons les ressources pour agir et nous espérons que tous les Manitobains feront pression sur le gouvernement pour qu’il agisse, confirme Dougald Lamont.

Le parti indique qu’il enverra ses recommandations au gouvernement et aux autorités municipales.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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